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 I Believed To See An Angel {Aeryn

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Wesley E. Campbell

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MessageSujet: I Believed To See An Angel {Aeryn   Sam 27 Sep - 0:42

    L’opportunisme était une vertu qui avait toujours plu à Wesley d’une certaine façon. En dépits que ce fût principalement malsain et malveillant, l’on disait souvent de lui qu’il savait tirer les intérêts favorables d’une situation visiblement inextricable et néfaste. Parfois gentiment présomptueux, il pensait que c’était le seul moyen de rendre l’opportunisme respectable et acceptable en société, surtout dans celle que constituait le pays hautement démocratique des Etats-Unis d’Amérique. Mais dans tout système prétendu vertueux, il y avait une faille au plan, un simple détail qui venait contrecarrer plus ou moins gravement des projets, des entreprises. Car tout a chacun savait malgré qu’il ose le nier qu’il n’y avait rien de plus prévisible dans la vie que son imprévisibilité ; cette fois-ci, Wesley était simplement tombé sur un étudiant trop naïf et pressé et surtout sur un inspecteur de police assidu mais très obtus.

    « Il a fait confiance à la mauvaise personne, nous sommes d’accord, plaida encore une fois Wesley avec tact et diplomatie, mais ce n’est pas une raison pour le garder toute la nuit, vous ne pensez pas ?
    - Monsieur Campbell, il a quand même utilisé une voiture volée. Votre étudiant ou non, il va rester ici. »

    Soupirant doucement, Wesley jeta un regard compréhensif au jeune homme en question, le visage collé aux barreaux, cherchant visiblement la clémence de quelque dieu qui aurait pu passer par là pour lui accorder sa miséricorde. Dieu aurait eu alors un drôle d’humour en envoyant un professeur universitaire de psychologie. Ne disait-on pas que c’était de ce que l’on espérait le moins que l’on obtenait le plus ? Wesley était de cette école cachée mais bienveillante. Il demeurait terré dans l’ombre jusqu’à ce que l’on ait besoin de lui, et, en l’occurrence, c’était le cas. C’était loin du super héroïsme qu’il avait trop longtemps idéalisé au travers de ses bandes dessinées, mais il disposait cependant d’un pouvoir dont il usa, en se jurant que c’était un cas de force majeure.

    En quelques secondes, Wesley pût passer une main devant les yeux de l’officier sans qu’il n’obtienne aucune réaction. Il avait acquis se pouvoir avec une grande difficulté, mais la rareté de l’usage qu’il en faisait lui avait permis de le développer avec plus de dextérité. C’était un pouvoir dangereux, et profondément basé sur l’orgueil et l’égocentrisme. Si Wesley se félicitait bien d’une chose c’était de l’utilisation qu’il en faisait. Jusqu’à aujourd’hui, il n’en avait usé que pour des fins collectives et non personnelles, ou alors pour des personnes dans le besoin. C’était de très rares fois. Il n’aimait pas voir cet air béat et serein à la fois dépeint sur le visage de personnes compétentes mais simplement peu compréhensives. Se servir de cet officier lui coûtait une part de morale, mais il se promit de faire une bonne action un peu plus tard afin de se racheter.

    Wesley laissa son interlocuteur le précéder jusqu’à la cellule du jeune homme. L’officier ouvrit la porte et le laissa sortir. Wesley vint tapoter sur l’épaule de l’homme, le laissant là dans un sourire courtois que l’autre ne pût distinguer avant d’entraîner simplement son étudiant derrière lui. Il le poussa jusqu’à la sortie le plus naturellement du monde, souriant vaguement aux quelques policiers croisant son regard avec curiosité. Une fois dehors, il se plaça devant le jeune homme avec ce petit air aussi bienveillant que réprobateur qui en disait plus long que tous les mots.

    « Tu vas rentrer chez toi, sans poser de question, et réfléchir à cette question pour lundi : quel devoir cet officier a de plus que vous pour la société ? Nous sommes vendredi, Mr Sawyer, précisa-t-il. Vous avez trois jours. »

    Il lui indiqua d’un regard de se taire et d’agir. Le jeune homme lui accorda un regard reconnaissant avant de disparaître. A force d’être retenu auprès de cet officier, la nuit était tombée et dégageait un parfum d’insécurité dans la ville. Bien que Wesley fût juste à cinq mètres de l’entrée du poste de police, il ne se sentait pas le moins du moins plus rassuré que s’il avait été au milieu d’une forêt un soir de pleine lune. Sa capacité à étudier la psychologie ne le dispensait pas d’un peu de bon sens, bien au contraire. Qui plus est, il avait un brin de travail, et aucune envie de tomber sur Allis ce soir. Qui sait quel jeu pervers elle aurait encore pu inventer pour se distraire ? Il eut cependant un sourire amusé et rêveur en descendant lentement chaque marche menant à la rue qui le reconduirait par la voie royale jusqu’à son appartement.
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Aeryn M. Nighthawk
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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Sam 27 Sep - 1:07

N'est-ce pas aussi qu'être opportuniste que de pouvoir profiter de la vie bien plus longtemps que le simple commun des mortels? Pouvoir acquérir richesses, gloire et fortune avec le temps en sachant pertinement qu'au fond tout a n'est que pure futilité ? Oh les questions philosophiques ne dérangeait pas Aeryn, elle s'en posait quelques fois, est-ce que le "destin" avait voulu qu'elle devienne un vampire, est-ce que c'était pour une raison précise que son chemin avait croisé celui de telle ou telle personne, ça lui arrivait de rélféchir, elle avait tout son temps pour ça...
Hum la journée d'aujourd'hui avait été productive. Pour elle en tout cas, elle avait réaménager son intérieur, de façon plus pratique du moins, et moins..."j'ai tout déposé là et rien n'a bouger depuis que je suis là". Au moins la journée était passée vite et sans qu'elle ne se lasse de ne pas pouvoir sortir, car même si le soleil était néfaste pour elle, faire de longues ballades dans les rues, flaner au gré de ses envies lui manquait. La nuit tout était différent, non seulement le panorama mais surtout les gens, et on disait que c'était eux qui montrait leur vrai visage la nuit, elle avait pu voir cette expression tout aussi bien illustré de la part d'un humain.
La fait d'avoir une force décuplée avait aussi largement contribué à l'affaier, déplacé une vieille armoire d'époque victorienne pour une femme seule, impossible, mais pas pour un vampire. La vie changeait, sa vie changeait ces derniers jours, et le résultat en état là, elle avait sentit le besoin d'illustrer ce changement dans son appartement. Le papier peint viendrait ensuite, mais pour le moment elle voulait comme accepter qu'elle resterait là, le provisoire durait après tout déjà depuis 2 ans... C'était affolant de voir qu'à présent elle se souciait de ce genre de détails, peut-être était-ce à force de trop écouter Wesley. Elle sourit alors en s'affalant dans son canapé en fin d'après-midi. C'est vrai que depuis qu'ils se connaissait il avait eut une importante influence sur elle, même si elle ne l'admettrait jamais devant quiconque. C'est qu'elle avait sa fierté tout de même. Fierté peut-être mal placée, mais bon, après tout ça la regardait.
Se laissant acculé par le sommeil, elle sombra donc un moment dans une somnolence récupératrice, car celà faisait bien 4 jours qu'elle n'avait fermé l'oeil, et à force, aussi forte et immortelle soit-elle Morphée avait fini par la rattraper. Mais pour une fois ce n'est pas la vision, celle qui revenait toujours, qui la réveillé mais plutôt la sonnette de sa porte. Elle secoua la tête pour se réveiller complétement et alla ouvrir, un livreur...un colis à cette heure? Qui celà pouvait bien être? Elle remercia le livreur après avoir signé le registre et ouvrit le paquet. Ah oui...sa commande. Un bon prétexte, outre celui de l'envie d'aller le voir à présent s'offrait à la jeune femme. Un exemplaire d'un comics qui manquait encore à sa collection, elle avait finalement réussit à mettre la main dessus, pas sans frais mais bon ça....il ne vallait mieux pas en parler, l'intention prévalait le reste.
Enfilant sa veste noire et longue par dessus sa chemise rouge et son jean, elle enfuit précieusement le paquet sous cette dernière et partit donc vers le seul endroit où elle saurait le trouver sans trop avoir à chercher, la porte de son appartement. Encore heureux il ne pleuvait pas, sinon bonjour l'humidité, pas vraiment l'ami idéal d'une édition collector d'une bd vieille de près de 30 ans. Elle regarda sa montre, hum...il devrait déjà être là, nous étions vendredi et à cette heure là, même s'il traînait toujours un peu après les cours, il rentrait toujours avant cette heure... Elle regarda alentours, aucun signe. Mais après encore une vingtaine de minutes, elle sentit une odeur, la sienne, son parfum et sourit. Attendant qu'il soit suffisament proche pour l'entendre elle prit la parole.


" A force de faire des heures supplémentaires je vais finir par croire que tu m'évites..."

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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Sam 27 Sep - 1:35

    Le noir avait happé la vie, et la rue demeurait plonger dans une pénombre aussi protectrice qu’inquiétante. Autrefois, dans les rues de sa petite ville tranquille de l’Utah, Wesley se promenait avec l’idée qu’un homme, un assassin encapuchonné en réalité, se terrait dans un recoin mal éclairé, prêt à le tuer comme il avait tué son frère. Ce pressentiment lui faisait frôler un taux d’angoisse insupportable, mais c’était la manière qu’il avait trouvé de se sentir proche de son aîné si inconnu et en même temps tellement vivant. C’était d’autant devenu un jeu malsain qu’il avait longtemps pris plaisir à jouer le super héros, longeant tantôt les murs, sautant de poubelle en poubelle, se dissimulant aux regards des autres derrière quelques murets, rien que dans l’idée que son super pouvoir fût sa furtivité qui ne leurrait pourtant que très peu de monde. Il était jeune, ce n’était pas important. Juste plaisant.

    Mais en grandissant, la noirceur des rues avait eu pour lui une signification plus lourde et plus douloureuse. Pendant un temps, il s’amusait encore – malgré sa trentaine d’années approchant – à s’effrayer gentiment. C’était plus un moyen de rien omettre que de se distraire de ces puériles attitudes. Seulement, depuis qu’il avait surpris Aeryn, Wesley guettait les ruelles adjacentes d’un regard mauvais. Un vampire. L’on ne s’imaginait pas le choc que cela représentait. Cependant, tant il fût lui-même différent, il avait su assimiler cette idée avec plus de facilité qu’un individu dit « normal ». Restaient alors des questions éparses et parfois absurdes, comme combien d’entre eux, cette race si mystique et légendaire qu’étaient les vampires, parsemaient les rues de la ville ? Du pays ? Du monde ? Que voulaient-ils ? Que faisaient-ils ? Combien de temps, lui aussi, devrait-il attendre avant d’être saigner à vif comme un animal sans défense, une proie sans volonté ?

    Un frisson quasiment imperceptible courut le long de sa nuque quand une voix féminine fendit le silence et l’obscurité latente de la rue pour percer l’ouïe fine de Wesley qui sursauta immédiatement. A force de jouer avec son adrénaline, le bon professeur de psychologie se donnait quelques sueurs froides, et dès qu’il pensait aux vampires, il tâchait de ne jamais oublier Aeryn, ou même Allis. Qui aurait donc son sang pour festin ? Etrangement, cette idée l’amusait quand elle aurait dû le glacer d’effroi.

    « Aeryn. »

    Il pivota de manière à poser les yeux sur elle. Ce fut un acte vain car elle avait cette faculté propre aux vampires – et surtout aux femmes- à se fondre corporellement dans la nuit. L’on distinguait à peine ses traits dans l’obscurité, légèrement prononcé par un trait de lumière projeté par un néon à cinq mètres en avant de leur position. Wesley prit quelques instants pour l’observer avec un détail malicieux au fond des yeux, qui traduisait plus d’équivoque que d’explicite. C’était une attitude qu’il avait toujours eu quelque part, mais dont il prenait désormais toute conscience. Il lui sourit le plus naturellement du monde, quoi qu’à un moment, l’on pût croire qu’il était sur le point de rire, pour on ne sait trop quelle raison. Wesley n’était pas méchant pour un sou, mais parfois très étrange.

    « Je ne t’évite pas, j’évite les ennuis. »

    Ce n’était pas tout à fait faux. Il ne se sentait certes pas en sécurité, mais cela avait toujours été le cas. C’était simplement qu’il se tracassait toujours sur les activités nocturnes des compagnons d’Aeryn, et d’elle-même. C’était très étrange, et indescriptible comme sensation, mais le fait d’être lié à un vampire ne le mettait absolument pas en confiance, bien au contraire. Il sentait peser sur lui une menace sombre et dissimulée, qu’il s’évertuait à croire sortie tout droit de son imagination. Faisant un pas vers elle, Wesley redevint soudainement plus sérieux, d’un sérieux de marbre qui le glaça lui-même. Pourtant, l’esquisse d’une forme de sourire satisfait sembla poindre au bord de ses lèvres.
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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Sam 27 Sep - 10:11

Pour elle la nuit n'était pas inquiétante, elle, vampire, "enfant de la Nuit", pour elle s'était le seul moment de la journée où elle se sentait enfin "en vie", ironique quand en principe on considère qu'un vampire est mort. Encore une fois la trace infinitésimale de l'ironie. Vivre alors qu'on est mort, amusant non? Un brin contre les ordres établis mais que serait la vie sans un peu de fantaisie? La fantaisie en ce bas monde revêtait par contre par moment un voile bien triste mais ça aussi faisait partie de ce grand tout. Soit on l'acceptait soit pas, à chacun sa façon de le gérer et d'incorporer ce fait. Elle, elle l'avait, non sans un un temps certain pour l'assimiler mais le pas était franchit à présent.
Sa condition elle l'avait acceptée, ne vivre que de nuit, se cacher le reste du temps de ce qui autrefois faisait son bonheur, mais en échange elle avait reçu tellement plus. Etre vampire offrait comme toute chose avantage et inconvénient. Mais elle avait jusqu'à présent eut plus d'avantages que le reste: vue, ouïe, toucher, odorat et goût surdéveloppés, vitesse et force. Sans compter une capacité à cicatriser exceptionnelle et une vie à n'en plus finir. Evidemment certaines choses s'était évanouie comme sa vie ce soir là où elle était devenue une d'entre eux. Ne plus apprécier comme avant les longues ballades à la lueur encore chancellantes du matin. La nuit était devenue toute autre pour elle, et elle en savourait alors chaque seconde. Mais là n'était pas notre propos.


"Les ennuis? "

Ainsi donc il avait des ennuis, de quelle sorte? Rien de grave espérait-elle, et surtout elle s'en voudrait d'apprendre que ces ennuis lui incombait. Elle sortit de la pénombre de la rue pour se révéler entière à la vue de son ami.

"Ca n'a rien à voir avec moi j'espère, sinon j'arrangerais ça, tu le sais bien"

Il est vrai que baucoup en ce bas monde ignorait la présece parmi eux d'elle et ses "compatriotes" suceurs de sang. Les humains à part comme lui eux par contre, pour certains l'avait compris, peut-être grâce à leur don. Mais peu lui importait de savoir si eux savaient, elle préférait simplement savoir que ceux qui en avait conscience serait assez intelligent pour au moins ne pas faire l'amalgamme entre les mythes divers posés sur les vampires et la réalité. Bien sûr la lumière était un élément dangeureux pour eux, mais l'ail et le reste, plus une légende urbaine que de réelles armes en cas d'attaques. Un coup de poing bien placé et la gousse valsait, les crucifix pareil... Oui l'industrie du cinéma et l'imaginaire populaire des mortels avait comme toute chose deux côtés au final...
Lui aussi avait sans doute penser le soir où il l'avait surprise à se nourir qu'elle était telle qu'on décrivait la plupart de ses pairs, assoifée de sang, méchante et prête à tout pour anéantir les humains. Mais finalement les choses s'étaient arrangées, pour le mieux. Elle aurait réellement regretté que sa condition la fasse perdre un ami précieux. Plus précieux qu'il n'y semblait? Probablement mais si une fois jouait à la défaveur de l'homme s'était bien hélas le passé de la vampire. Ses relations avec les hommes, vampire ou non, avait toujours laissée une profonde marque sur Aeryn, que ce soit l'emprise qu'avait sur elle autrefois Caleb, celui qui faisait resurgir encore à présent son mauvais côté, et Darius, celui qui au contraire avait changé sa vie. A bien des égards d'ailleurs, elle avait déjà remarqué des similitudes flagrantes entre Wesley et lui, sa façon d'être, son sourire...
L'espace d'un instant elle resta figée, devait-elle y voir quelque chose de plus qu'une simple coïncidence? Elle avait apprit avec le temps que rien n'arrivait jamais vraiment sans raison...Mais est-ce que celà devait malgré tout dire ce qu'elle pensait, ce qui expliquerait certains changements, même presque imperceptibles, dans le comportement de son ami envers elle. Elle chasse cette idée de son esprit aussi vite que celle-ci s'était insinuée en elle puis sourit.


"Comptes-tu resté dehors ou on peut rentrer, pas que je puisses ressentir le froid mais je penses qu'on serait plus à l'aise à l'intérieur"

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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Sam 27 Sep - 12:18

    « Non, non, répartit-il doucement. Tu n’y es pour rien. »

    Lui glissant un léger sourire confiant, Wesley gardait à l’esprit qu’il mentait peut être un peu. Dieu merci – et c’était un doux euphémisme – les vampires n’étaient aucunement capables de télépathie, pensait-il. Malheureusement pour lui, les amis savaient très précisément deviner un certain nombre de choses sans avoir à traîner dans l’esprit d’un individu ou d’un autre tant ils étaient proches. Wesley était un piètre menteur, c’était une faculté disgracieuse qu’il avait héritée de son père, mais cela ne le dispensait pas de distiller gentiment la vérité au travers de ses mots pour se donner bonne conscience. Sur le fond, il était honnête, cela n’avait rien à voir avec elle à proprement parler, mais s’il nourrissait certaines angoisses, c’était en partie à cause d’elle. Wesley ne blâmait jamais les gens. Quant à savoir si c’était une qualité ou un défaut. Qui sait ?

    Somme toute réalisée, il s’interrogeait sur la peuplade légendaire qui parsemait nécessairement les rues. Des vampires, certes, mais qui sait de quoi ils étaient capables ? Et étaient-ils les seuls à se terrer dans l’ombre des êtres humains pour mieux s’en nourrir ensuite ? Wesley avait fait quelques recherches en surprenant Aeryn en plein acte, mais les informations qu’il avait recueillies étaient éparses et se contredisaient fréquemment. Il fallait différencier la fiction de la réalité, mais comme il était impossible de savoir quel auteur avait réellement connu un vampire et quel autre avait simplement inventé une histoire, Wesley avait abandonné l’idée d’en apprendre plus. En outre, il n’avait pas l’indélicatesse de poser la question à Aeryn elle-même. L’idée de le faire auprès d’Allis lui avait plusieurs fois effleuré l’esprit, mais quand bien même il l’aurait fait, quel vampire avec un minimum de bon sens aurait confié ce genre de secrets à un mortel ? Le professeur de psychologie avait fini par se résigner, en se disant simplement que sa peur le protégeait de son ignorance.

    « Je ne crains qu’à peine les vampires, ajouta-t-il sur une touche plus amusée et de ce fait déplacée. Alors … que puis-je craindre ? »

    Il y avait bien des réponses à sa question, mais Wesley n’en chercha pas, et il confia un regard à Aeryn qui en disait long sur ce qu’il pensait intérieurement. Parfois, des mots avaient besoin d’être mis sur des pensées, mais il avait aussi appris – auprès de Luna – que tous les discours ne s’entendaient pas forcément, et que bien que les yeux ne furent nullement le miroir de l’âme selon lui, il y avait des dizaines si ce n’était des centaines de façons différentes de communiquer, et des plus belles encore que le son d’une voix que l’on fond au creux d’une oreille attentive. Plus délicat et plus subtil que la moyenne, Wesley avait seulement adopté une philosophie de vie moins éloquente au sens strict du terme qui en étonnait parfois certain.

    Quand elle lui proposa de « rentrer », il acquiesça dans un demi sourire attendu. Il lui tendit la main. Si elle ne pouvait ressentir le froid – chose qu’il avait apprise malgré sa formidable ignorance, lui-même avait un attrait particulièrement perturbant pour les sensations que l’on disait « désagréables ». Il savait ce qu’il risquait mais Aeryn et lui étaient liés de telle manière qu’il n’avait jamais craint pour sa vie, à aucun moment, pas même quand il l’avait découverte sous ce nouveau jour – paradoxalement – qui aurait dû le menacer et qu’elle avait pris soin de lui cacher. Mais Wesley avait tendances à penser qu’il avait un sixième sens pour savoir que jamais Aeryn ne lui ferait du mal. Peut être ce sixième sens se nommait-il naïveté, même après toutes ces années, mais qu’avait-il à perdre ?
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Aeryn M. Nighthawk
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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Sam 27 Sep - 15:04

Elle n'était qu'à demi rassurée, car si depuis kle temps qu'ils se connaissait, une fraction de seconde considérant la durée de sa vie, elle avait bien apprit une chose sur les capacités de Wesley, et le mensonge ne figurait pas au top de ces talents les plus évidents. mais elle passa outre, s'il n'avait pas envie de parler elle ne forçerait pas la confession. Tirer les vers du nez n'était jamais une procédure agréable aussi bien pour l'interrogateur que l'interrogé. Elle lui retourna donc son sourire tout en lui faisant bien comprendre à son regard qu'elle n'était pa dupe.

" Que devrais-tu craindre... je dis souvent qu'on ne peut craindre ce qui nous entoure quand on ignore encore sa véritable nature. Se craindre soi-même peut parfois être bien plus pesant que de craindre quelqu'un comme moi "

Evidemment, elle voulait parler des vampires. Mais dans le fond, se craindre soi-même était en vérité une crainte puissante, surtout lui avec ce pouvoir énorme et fascinant, à sa place elle se méfierait d'elle-même comme de la peste, de quoi devenir fou, mais il semblait savoir tout à fait gérer, un point qu'elle appérciait largement chez lui, cet air toujours imprturbable, serein et conscient de ce qu'il faisait et de ce qui l'entourait. Pas étonnant pour un prof en psychologie me direz-vous? Sûrement mais elle sentait que le vécu avait également à y faire.

Il n'avait rien à craindre d'elle, du moins de celle qu'il avait là sous les yeux, Aeryn telle qu'elle était à ce jour, celle du passé pourait par contre poser certains problèmes, mais cette partie d'elle était à présent bien trop enfouie dans un coin obscur de son esprit pour devoir resortir, à moins qu'évidement une certain conjoncture ne se produise, mais celà restait fort improbable. Improbable oui, mais hélas, pas impossible. Mais elle avait un allié sur qui compté, lui-même, il la raisonnerait, et elle l'écouterait, sûrement... Chacun avait au fond, plus ou moins exposée, une part d'ombre dans sa personnalité, la sienne restait présente, mais inhibée. Et au fond qu'est-ce qui pourrait la faire redevenir mauvaise? Qu'on fasse du mal à ses proches? Hum de famille, au sens sanguin du terme, elle n'en avait plus, ni père ni mère, mais la "famille" qu'elle sétait choisie, là c'était encore différent. Elle pensa un instant à la jeune Heaven, Claudia aussi et bien sûr Wesley. Là oui, elle pourait céder et abolir cette barrière personnelle retenant le monstre en elle mais certainement pas la simple venue d'un fantôme du passé.

Après être revenue à elle, elle prit sa main en souriant, et en effet même si le froid n'avait de prise sur elle, il restait encore des sens éveillés, et le toucher comme tous ses autres sens était particulièrement sensible. Au simple toucher elle détectait souvent des signes que personne ne voyait, nervosité, panique, désir... Elle franchit le pas de la porte une fois celle-ci ouverte préalablement par Wesley et une fois à l'intérieur, quitta la main de son ami pour retirer sa veste qu'elle alla déposer sur un fauteuil du salon une fois entrée dans celui-ci. L'intérieur était bien différent du sien, elle ne portait guère de considération au grand confort, elle se contentait du strict minimum, même si depuis quelques temps elle reconsidérait le fait de faire ça dans les règles de l'art, elle avait toujours eu bon goût pour ce genre de choses alors ma foi pourquoi pas?


" Tu as déjà dîner? "

Posa-t-elle comme question alors que son regard se posait sur l"homme entrant dans la pièce. Elle pouvait manger, oui, mais évidemment celà ne constituait pas et en aucune manière de quoi la nourir, seul le sang pouvait lui rendre ses forces et la maintenir dans son état, mais à l'occasion et principalement quand ils se retrouvaient ensemble, elle mangeait, pour ne pas avoir à rester comme un pantin à le regarder manger et à devoir vider une poche de sang devant lui. Car même s'il savait, elle préférait réserver ce "spectacle" à un cercle strictement privé et individuel.

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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Sam 27 Sep - 15:56

    Se craindre soi-même, évidemment. Wesley s’était déjà demandé plusieurs fois si Aeryn avait redouté sa nature, ce sang parcourant ses veines comme une insulte légendaire. Avait-elle un jour refusé d’être un vampire ? Y avait-elle seulement songé ? Avait-elle eu peur de ce dont elle était capable ? Avait-elle eu peur d’ôter la vie pour sauvegarder la sienne ? Professeur de psychologie ou non, Wesley trouvait particulièrement pointu de déterminer si un vampire pouvait ou non garder des marques psychologiques graves de sa transformation. Il s’était arrêté sur l’idée que ce n’était peut être qu’une étape d’une sorte de processus que les individus concernés suivaient faute de pouvoir faire autre chose. En somme, les vampires avaient peut être simplement dû comprendre qu’après leur vie de mortel, il y avait celle des immortels. Et qui renoncerait à l’Eternité ? Wesley restait particulièrement dubitatif quant à cette idée, principalement parce qu’il ne savait guère ce que c’était qu’avoir l’immortalité au creux de sa main.

    Bien qu’Aeryn eut sa nature de vampire, Wesley ne restait pas inconscient que l’idée se craindre soi-même était applicable à lui au moins autant qu’à quiconque. Il savait qu’il avait en lui le pouvoir d’un dieu. S’il l’avait découvert plus jeune, sans doute en aurait-il jouer à des fins plus perverses et plus mesquines. Il ne se pensait pas « bon » en soi-même, mais guère « mauvais » à proprement parler non plus. Jusqu’à aujourd’hui, il avait réussi à « posséder » la conscience d’une dizaine de personnes à la fois. Il avait eu pour lui une légion minime de dociles soldats, mais cette capacité l’avait tout simplement terrorisé. Il n’avait jamais réitéré l’expérience, en gardant cependant à l’esprit qu’il pouvait à tout moment développer ce talent contre nature et s’en servir à outrance. Mais quoi qu’il paraisse toujours à l’aise et en paix avec lui-même à ce propos quand il évoquait la question, le mesmérisme était une chose qui l’effrayait plus fort que raison. Une fois, il s’était demandé s’il pourrait en user sur des êtres comme les vampires, de très loin supérieurs à l’être humain qu’il était. Il n’en savait rien, et, honnêtement, l’idée de s’y essayer lui paraissait puérile et irrespectueuse.

    Il sortit de sa méditation après quelques secondes d’égarement. De temps en temps, il avait l’impression de s’hypnotiser seul. C’était terrifiant. Fort heureusement, il avait encore la conscience de ses actes et de ses pensées, et il lui arrivait très régulièrement de se demander si les individus qu’il parvenait à contrôler de très courts instants – car il peinait à les utiliser sans s’en sentir coupable – gardaient à l’esprit ce qu’ils faisaient malgré eux. Il n’alla pas plus loin dans sa réflexion, il était tard déjà. Du moins, pour lui.

    Le contact glacé de la main d’Aeryn l’ancra dans la réalité. Parfois, il oubliait que certaines caractéristiques propres aux vampires ne pouvaient être niées. Le teint pâle, la peau glacé, chaque contact ayant une sensation de répulsion, alors que Wesley se sentait seulement plus tendu, car le froid s’insinuait doucement dans ses veines pour déposséder son organisme d’un demi degré superflu, jusqu’à ce qu’un frisson vienne de nouveau s’approprier sa nuque. Ce n’était pas tant une perception du froid qu’une impression de bien être. Il croisa le regard d’Aeryn sans chercher à lire quoi que ce fut en son regard. Il se contenta de la conduire jusqu’à son appartement. Il ouvrit la porte, s’écartant pour la laisser entrer.

    L’étroit corridor donnait presque immédiatement sur le salon. Les teintes pâles, principalement blanches et bleues, couvraient les murs, le sol autant que le plafond, et le mobilier s’y accordait. C’était pour le moins spacieux, non pas qu’il ait eu une grande surface mais plutôt car il avait meublé avec ce goût du vide et de l’essentiel. Le salon faisait face à la cuisine, aménagée derrière un bar de bois peint en gris acier. En face du sofa s’étendait une large fenêtre qui récupérait la lumière des réverbères par delà la rue. Ainsi, bien qu’aucune ampoule ne fût allumée dans son appartement, Wesley profitait de la lumière tamisée de l’extérieur qui se répandait en bandes régulières le long des meubles et du sol, se reflétant jusque sur les murs. Il vint déposer sa veste sur un tabouret en face du bar, passant derrière. Il sourit sous les mots d’Aeryn, ouvrant un placard.

    « Non. J’ai été retenu au poste de police, déclara-t-il simplement. Donc tu vas me faire le plaisir de dîner avec moi, n’est-ce pas ? »

    Wesley continua vaguement de vérifier ce dont il disposait ça et là, dans chaque placard, alors que son regard demeurait tout pour Aeryn. Ils dînaient régulièrement ensemble, ayant chacun leurs obligations, certes, mais qui ne les avaient jamais empêché de se voir très souvent. Wesley appréciait toujours passer du temps avec elle, d’autant qu’elle restait sa seule amie. Paradoxalement, elle était en tous les cas la seule qu’il ait envie de voir. Dans le fil de ses pensées éparses, il sortit quelques paquets, ouvrit rapidement le réfrigérateur, remua quelque peu encore les placards avant de paraître dans le salon. Il alla jusqu’à la table disposée au centre de la vaste pièce commune, y déposant assiettes, verres et couverts qu’il installa rapidement sans réelle cérémonie. Il se tourna ensuite vers elle dans un sourire.

    « Je ne te prendrai que ta soirée. Je ne le promets pas ceci dit … je sens d’ores et déjà que je vais quand même faire durer le plaisir, ajouta-t-il en souriant, haussant vaguement les épaules. »
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Aeryn M. Nighthawk
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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Sam 27 Sep - 20:10

Aeryn avait déjà eut peur de ce qu'elle était capable de faire, celà remontait à la période après la mort de Darius, où elle avait passé un an à traqué Fitz, ce vampire qui avait mordu le seul homme pour qui juqu'à présent, elle avait vraiment ressentit l'amour avec un grand A. Elle avait laissé derrière elle malheur et sang, car oui, à cette époque là le démon en elle avait reprit le dessus. Elle avait donc vécu dans la vengence pure et simple, oeil pour oeil et dent pour dent. Des mois à le suivre à travers l'Europe, France, Italie, Suisse, Pologne...Pour s'assurer de survivre et de pouvoir accumuler suffisament de force pour tuer cet immonde salop, elle avait tué, pour se nourir, et de toute manière, l'Eternité ne le restait pour eux que s'ils se nourrissaient, c'était là la condition sinequa none de la vie de vampire. Cette dépendance sanguine, oh ce n'était quand on y regardait de plus près pas si différent que d'être un humain, les humains tuaient les animaux pour se repaître de leur chair, pour en faire des choses aussi immondes que délicieusement délicates, le contraste entre un hamburger et un filet mignon, mais la base restait la même, manger pour survivre. Le sommet de la chaîne alimentaire avait la main basse sur le reste, et les vampires étant supérieur aux humains, naturel donc qu'ils s'en nourrissent. Le sang d'animal convenait aussi, mais le goût était tout autre et les propriétés aussi, le sang humain leur redonnait beaucoup plus de vivacité, de force, les animaux ne devaient pour la plupart d'entre eux, vampires, ne rester qu'une solution de secours quand la chasse n'avait pas été fructueuse. Et oui, l'Eternité était tentante, mais quand on vous l'imposait de force, parfois le constat de la réalité de cet état n'avait plus rien de si attreyant au final, enfin sur un plan nutritionnel, car pour le reste du moins, tout lui convenait.

Mais elle se demandait parfois ce qui le retenait de ne pas devenir mégalomane, contrôlant qui il souhaiterait, pouvant ainsi à peu près tout s'offrir, argent, pouvoir, possessions en tout genre et femmes évidemment... Elle le savait d'un naturel bon, elle n'avait aucun don pour celà, elle se fiait simplement à son instinct. Elle s'était même parfois demandé s'il pensait à son pouvoir autrement qu'un bon moyen de devenir un cinglé dangereux, voir même de tenter de le tester sur elle. Elle ignorait si celà marcherait sur elle, et s'amusait parfois à imaginer ce qu'il ferait d'elle s'il y parvenait. Que lui ferait-il faire, pourquoi et comment? S'arrêterait-il à un moment ou à un autre ou au contraire la mettrait-il à sa botte? Non...Il n'était pas ainsi, et elle savait qu'il n'utilisait ce don que quand en son âme et conscience il en voyait le besoin fondé. Celà devait être pesant, de ne rien pouvoir faire, ni clamer à qui le voudrait ce dont il est vraiment capable. Et c'est là qu'elle appréciait le plus leur amitié, chacun avait trouvé en l'autre une oreille attentitve à ce genre de situation. Se confier en sachant que la personne en face, bien qu'elle ne pourrait jamais réellement se mettre à votre place, comprendrait du moins ce que vous essayerait de lui dire. Et ils passaient pas mal de temps lorsqu'ils étaient ensemble à parler, même si ce n'était pas forcément de ça.


"Retenu au poste? Hum...Et tu disais éviter les ennuis hein"

Rétorqua-t-elle dans un sourire taquin. Mais elle se demandait quand même bien ce qu'il avait pu faire au poste de police à cette heure-là, etait-ce pour lui? Non, elle en doutait, mais quoique... Ou alors comme toujours, son côté bon Samaritain avait encore prit le dessus et il s'était retrouvé là-bas à défendre dieu sait qui, un élève ou une connaissance.

"Et tu sais très bien que c'est toujours un plaisir que de dîner avec toi...sauf quand tu parviens à griller le repas par accident"

C'était un soir il y a de celà trois mois, ils s'étaient d'abord rendu au cinéma, voir un film, si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, c'était une comédie romantique, comme quoi même les vampires pouvaient apprécier ce genre de films. C'était divertissant, elle avait même rit, oui, et la soirée devait se prolongée chez lui avec un repas. Ils étaient donc rentrés, faisant un détour sur le chemin dans une épicerie pour acheter une bouteille de vin qui s'accomoderait au menu et ils étaient donc revenus ici. Après s'être découverts, il s'était mis à cuisiner, et après un discution sur un sujet assez sérieux, piqué par un fait divers passant aux informations à ce moment là, ce fut l'odorat fin de la jeune femme qui prévint la réelle catastrophe. La pauvre pièce de viande venait de finir littéralement grillée au four. Et ils durent se contenter alors de l'accompagnement, heureusement le vin était un délice.
Elle le regarda faire depuis son assise, farfouillant dans ses placards pour voir ce qu'il pourrait bien leur concocter ce soir. Le menu l'intéressait peu à vrai dire, forcément pour elle mais elle appréciait toujours l'effort qu'il fournissait en sa présence. Elle le regarda poser sur la table les couverts et le reste du nécessaire à la tablée. Elle quitta donc sa place pour approcher et venir s'appuyer sur le dossier d'une des chaises en soruiant.


"Hum, faire durer le plaisir... J'ai justement toute la vie devant moi, quelle chance."

Ironisa-t-elle en lui souriant en retour, avançant ensuite vers le meuble de cuisine pour venir au final s'asseoir sur le tabouret situé à côté de celui où se trouvait posée la veste de Wesley. Comme ça elle pourrait lui parler tandis qu'il cuisinerait, c'était toujours plus agréable de voir son interlocuteur que de n'aperçevoir son dos en permanence. Elle déposa dans le creu de sa main son menton, son coude reposant sur le sommet du bar.

"Et que comptes-tu inscrire au menu pour ce soir?"

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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Dim 28 Sep - 12:13

    L’Homme est, par nature, mauvais. Le mesmérisme est, par nature, un haut instrument de pouvoir. L’on était donc en droit de se demander ce qui pouvait bien empêcher Wesley de sombrer dans un désir de puissance et de suprématie. Il avait cette conscience muette et invisible de pouvoir, à son loisir, déposséder des corps de leurs esprits pour s’en servir comme de vulgaires pantins, mais l’explication la plus sensée et la plus légitime que l’on puisse appliquer à sa volonté d’être plus « normal » et insignifiant qu’un autre provenait de l’existence qu’il avait mené jusqu’à maintenant. Il était resté dans la moyenne, professeur de psychologie, certes, mais il savait de ce fait l’importance primordiale de l’esprit dans la vie des individus, et il gardait principalement à l’esprit que l’hypnotisme faisait plus de mal que de bien en règle générale. Trop de peu de résultats positifs en étaient ressortis, et Wesley était de ceux qui ne voulait rien expérimenter. Quelque part, c’était pour le moins égoïste de ne pas chercher à « aider » une personne ou une autre grâce à ce don hors du commun, mais il savait quelle corruption le pouvoir opérait sur un être humain. Et s’il était prêt, parfois, à flatter le museau du dangereux animal qu’était cet étrange et immense pouvoir, il craignait cent fois trop que sa gueule avide et insatiable se referme sur ses doigts.

    Ainsi, il s’était rangé dans la norme. Il était le jeune homme sortit un peu trop vite de sa petite ville perdue dans l’ouest nord-américain, ayant réussi ses études par dépits en se refusant à suivre son père sur la route des shérifs, ayant gagné une grande ville afin de mener quelques études dignes de ce nom, et terminant professeur dans une université moyenne d’une ville plus respectable que sa bourgade jeunement quittée. C’était ce que les sociologues appelaient souvent la « réussite américaine ». Mais cette marque de « paysan » le suivait toujours. Il avait cette coutume d’avoir un bon contact immédiat avec tout le monde, même des inconnus. Dans une agglomération, les gens s’ignoraient, passaient leur temps à ne même pas se voir. Wesley était gentiment venu bousculer tout cela, à sa manière, à moindre échelle. C’était la raison pour laquelle il s’était retrouvé plus vite qu’il ne s’en était rendu compte au poste de police de la ville.

    « Ne te moque pas, répartit-il à ce propos en souriant. Un de mes étudiants a été arrêté au volant d’une voiture volée. Je ne pouvais pas décemment le laisser passer la nuit au poste. Quoi qu’il aurait peut être préféré au sujet que je lui ai donné pour lundi, conclut-il en haussant les épaules. »

    Nulle occasion ne devait être perdue pour travailler la psychologie selon lui. D’autant que cette matière pointue était particulièrement reliée à la sociologie. C’était ainsi une ressource inépuisable de discussions, d’idées et de débats. Encore maintenant, quand il lui arrivait d’en parler, il gardait cette petite mine de gamin avide de découvrir et d’exposer son savoir. Wesley n’était pas qualifié dans beaucoup de domaines, mais il avait pour lui une certaine capacité intellectuelle, une culture générale modeste mais décentes, et des talents plus opportunistes, comme la psychologie, mais aussi un brin d’économie, de sociologie, et, il va s’en dire, de mesmérisme. Ceci dit, il n’était pas non plus trop mauvais cuisinier. Quoi qu’à y repenser. Il adressa d’ailleurs un regard faussement offensé à Aeryn.

    « Je n’en reviens pas ! Et ça n’est arrivé qu’une fois ! Et c’était de ta faute, je te rappelle, ajouta-t-il en hochant la tête dans un sourire. De ta faute. »

    Il eut ensuite le temps de mettre la table, lui accordant d’autant un nouveau sourire sous les quelques mots qu’elle lui accordât. Il eut bien envie de répondre, mais il n’ajouta rien à cela. Elle avait toute la vie devant elle. Plutôt toute l’éternité. Lui avait peut être cinquante ou soixante ans, et encore, s’il se comportait avec prudence, et s’il avait une santé de fer comme cela avait toujours été le cas. Il la laissa partir en direction de la cuisine, où elle s’installa simplement sur le tabouret avec cette pensée quelque peu amère. Même s’ils avaient des années à partager encore, serait-ce supportable que de vieillir sans qu’elle n’en fasse autant, de disparaître en sachant qu’elle en connaîtrait tellement d’autres ? Dans ces moments-là, Wesley niait ressentir quoi que ce soit à son égard si ce n’est un brin de sympathie, de respect et d’estime. C’était bien trop douloureux sans cela.

    Il passa à son tour dans la cuisine, sortit une poêle, une casserole, mit l’eau à bouillir, et s’affaira à quelques petits détails supplémentaires, tandis qu’il prit un malin plaisir à ne pas répondre à Aeryn. L’esprit taquin, il voulait surtout relativiser certains autres sujets qu’il avait ardemment envie d’aborder avec elle. Mais alors qu’il s’en créait l’opportunité, il lui semblât que ce fût un peu trop tôt. Il croisa son regard en sortant une conserve de champignons, jetant habilement une pièce de viande dans la poêle. Là, il releva franchement la tête en souriant malicieusement.

    « Je vais te prouver que ce n’était pas un accident, mais que c’était bien de ta faute, tu vas voir. »
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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Lun 29 Sep - 18:49

Ainsi donc c'était ça la véritable raison de son retard. Elle ignorait si elle devait en rire ou le féliciter. Rire parce que malgré ce qu'il pouvait en dire, il agissait toujours comme un Saint Bernard, tout psychologue qu'il était il pensait, à son humble avis, qu'il pouvait toujours essayé de changer les choses en intervenant auprès d'une de ces personnes là, pour justement leur montrer que tout le monde n'était pas contre eux, que malgré tout un espoir subsistait. Elle trouvait celà louable, elle au fil des ans avait bien vu que précisément l'homme était mauvais par nature. Il resterait toujours profondemment ancré en lui ce résidu d'instinct primaire, de néanderthalien programmé à la survie. Et elle s'était d'ailleurs même toujours demandé si une fois il avait essayé de la manipuler elle, comme elle était différentre, pour mesurer l'étendue de son pouvoir. Elle savait qu'il avait encore augmenté, il pouvait contrôler une bonne douzaine de gens en même temps. Et elle admirait le fait qu'il ne veuille utiliser ce que la nature lui avait donné qu'en cas d'urgences ou pour aider.
Ils ne parlaient plus réellement de leur différence en fait, plus de manière profonde comme ce soir là où ils avaient tous mis à plat. Ils plaisantaient sur ça plutôt, une manière de relativiser, de ne pas se rendre compte qu'aussi bien l'un que l'autre pourrait nuir à l'autre en étant "soi". Oh il ne pouvait pas réellement lui faire grand chose, outre la posséder, et encore, restait à savoir si sa différence de nature ne l'immunisait pas contre ce genre de chose, mais lui...Elle ne lui ferait pas de mal, elle nen avait aucune envie, et sa propre peur de franchir cette limite apaisait pour le moment les pulsions dues à son besoin naturel de sang frais. Elle se demandait comment il avait pu finir par s'accoutumer à cette pensée, qu'elle devait tuer quelqu'un comme lui pour survivre. Elle ne savait pas si à sa place elle n'aurait pas prit ses jambes à son coup, même si elle avait réalisé que dans le fond ils avaient tous deux une différence, ce qui faisait une similitude, un début pour tout non?


"Hum, tu as encore cédé à ton côté de bon samaritain...enfin demi, vu que tu lui a quand même collé une punition...Oh une bonne punition, celle qui va le faire réfléchir à deux fois avant de recommençer."

Bien qu'elle le connaisse suffisamment, elle ne savait pas encore tout sur lui, ses films préférés, ses domaines de prédilection autre que la psychologie ou même d'où il venait vrament. Elle le savait originaire de l'Utah, mais jusqu'à présent elle n'en savait pas beaucoup plus sur sa famille, ses origines, et se doutait bien en le voyant, en "lisant" en lui quand on effleurait le sujet, qu'elle ne devrait pas en demander plus. La blessure, qu'elle quelle fut était encore trop fragile et récente pour en parler, et encore moins à elle. Non pas qu'elle ne pourrait pas comprendre, elle avait eut une famille, elle n'avait jamais connu sa vraie mère, cette dernière morte en lui donnant la vie, elle avait toujours adoré son père, un homme bon et généreux, marié dévoué et père incroyable, pui évidemment il y avait Agatha, sa petite soeur, issue du second mariage de son père, et bien sûr la mère qu'avait était celle et unique qu'elle eut connu qui détestait son existence même. Ca vous donne un joyeux mélange tout ça non? Mais évidemment, même si un drame s'était produit dans sa famille, elle était loin de se douter de celui qui avait pu se produire dans la sienne, et sûrement qu'elle cernerait un peu mieux certains aspects de Wesley en ayant toutes ces cartes là en main, mais parfois jouer avec un peu de hasard n'enlève rien au plaisir.

"Est-ce que tu crois que ...Bon bon, je dois l'admettre je ne suis pas étrangère à l'incident, mea culpa. N'empêche que le fait d'avoir était si absorbé par cette info ne provenait pas de moi. Disons qu'on est tout les deux fautifs, mais avec un pourcentage plus en ma défaveur."

Bien qu'elle n'avait pas réellement la possibilité de profiter de ce repas, elle devait bien admettre qu'en effet, il ne se débrouillait pas si mal derrière des fourneaux. Il y mettait du coeur, et c'était visible. Ironique quand on savait que le sien ne battait plus au fond de sa cage thoracique. Oui c'était un fait, beaucoup de choses qu'elle faisait encore n'avait aucun sens, elle était morte, au sens propre du terme, morte la nuit où ce vampire avait fait d'elle ce qu'elle était à présent, mais elle était revenue à la vie, enfin pas tout à fait, elle était plutôt revenue au monde sous forme vampirique. Et c'était amusant de voir que même privée de certaines choses essentielles, sa vie restait assez proche que celle qu'un humain "normal" aurait. Les sentiments diverses et variés la prenaient encore, colère, joie, allégresse, nostalgie, remord, amour... La vie devant soi...Punition ou bénédiction? Autrefois, elle avait pensé bénédictio, et puis il y avait eu Darius. Et ce sentiment d'éternité se transformait alors en une punition, celle de devoir assister sans rien pouvoir y faire à la lente décadence des années de la personne aimé. Mais en y pesant le pour et le contre, elle avait choisit de faire avec, que même si celà ne devait durer que quelques temps, chaque jour mis à profit avec lui en vaudrait bien plus qu'un jour de plus passé à errer en solitaire.

...Paris, 35 ans en arrière...

Il faisait nuit depuis à peine une heure, tout au plus, et Aeryn se rendait d'un pas lourd, mais apaisé à l'appartement de Darius, en bordure de Seine. Quelques jours au paravant, il lui avait demandé de venir s'installer avec lui, ici, et elle n'avait alors pu lui répondre que par un "au revoir" qui en terme plus précis et explicite voulait dire qu'elle avait besoin de temps pour réfléchir. Et elle avait prit le temps, pour tout aplatir, réfléchir à toutes les choses possibles et inimaginables, tout ce qui pourrait arriver, et si elle était prête à en subir les conséquences. Et au final, oui, elle l'était. Elle se rendait donc chez lui, et une fois arrivée, s'assit simplement dans son petit canapé, près de la fenêtre où elle pouvait apercevoir plus loin dans le paysage, la Tour Effeil.


"Ne dis rien s'il te plaît, pas pour le moment. J'ai du réfléchir à des choses dont je n'avais jamais imaginé devoir à réfléchir, des faits à accepter dont je me serais bien passé, comme ta mort, après des années passées avec toi, à partager des moments qui resteront à jamais dans ma mémoire, un poids à porter le reste de ma vie, et tout les deux on sait ce que ca veut dire pour moi... Mais je n'ai pas envie de passer ces jours là à me demander ce que tout aurait été si tu n'avais pas été là auprès de moi. Même si les gens comme moi ont en général peu de remords à cette pensée là mais... Je t'aime et j'accepte..."

Et peu de temps après celà elle emménageait effectivement avec lui. 4 ans, oui, 4 années passées ensemble dans cet appartement, et 5 ans en tout, un fragment minuscule de sa vie somme toute, mais elle avait vu et ressentit tellement de choses nouvelles grâce à lui, sa présence et son amour qu'elle aurait effectivement regretté de ne pas avoir dit oui. Darius ne croyait pas au fondement du mariage, et puis il ne voulait pas enchaîner Aeryn dans un souvenir morbide après qu'il soit mort, et de toute manière, leur amour était la seule preuve dont ils avaient besoin de se donner pour savoir qu'ils resteraient ensemble jusqu'au bout... Enfin ça c'était bien sûr évidemment qu'il ne croise le chemin de Fitz.

...Appartement de Wesley, instant présent...

De là c'était-elle jurer de ne plus jamais se laisser prendre par ce genre de sentiment envers un humain, aussi forte soit-elle, cette douleur là était milel fois pire que la douleur physique. Evidemment, si elle avait pu se douter de ce qu'il pouvait éprouver à son égard, elle n'aurait pas aborder ce sujet là, son immortalité. Elle ne souhaitait pas lui causer de mal, de quelle manière elle fut, mais elle s'était tellement "fermée" à toute émotion allant au-delà de la forte amitié, elle ne voyait pas au-delà des signes pourtant évident pour quiconque d'extérieur à cette pièce qui entrerait et les observerait un moment.

"Bien dans ce cas monsieur le cuisto, prouves-moi mon erreur".

Elle lui adressa un sourire complice et resta donc accoudée au bar, l'observant déambulé devant les fourneaux, à concocter leur repas du soir. La soirée s'annonçait comme toutes celles qu'ils avaient passé ensemble, longue, agréable, à passer de bons moments parfois partant d'un sujet totalement idiot, ou d'une bribe entendue ici ou là. Quand tout allait mal au dehors, c'était toujours follement appréciable d'avoir une sorte de cocon sécuritaire, où l'on se sentait en sécurité, en paix et avec une personne dont on appréciait la personnalité et la compagnie.

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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Lun 29 Sep - 20:23

    « Tu sais, j’ai la conviction que tout le monde est capable du pire, mais que la répression du Mal par le Mal est un cercle vicieux, expliqua-t-il comme s’il fut en cours. Je crois qu’un week-end de méditation avec l’idée que quelqu’un l’a aidé plutôt que de le laisser passer la nuit dans une cellule lui fera du bien. »

    Rougissant légèrement, Wesley ne prit guère la peine de s’excuser de l’instant scolaire magistral qu’il venait de dispenser à Aeryn. Parfois, il lui prenait des instants où seul le professeur de psychologie demeurait, mais il omettait trop souvent à son goût que la majeure partie des gens qu’il côtoyait n’était pas des étudiants en phase de se forger leurs propres convictions. Il s’agissait d’adultes murs et responsables, et dans le cas d’Aeryn d’une femme ayant vécu bien plus que lui, et en sachant sans doute ainsi sur la vie encore davantage qu’il n’était en mesure de se l’imaginer. Mais il avait cet esprit de persuasion passif, qui lui permettait parfois malgré lui – mais quelques fois de volonté – de tenter d’ébranler quelques unes des croyances individuelles. Il espérait pouvoir changer quelque peu les mœurs trop arrêtés des uns et des autres. Malheureusement, il reconnaissait ce geste comme purement vaniteux. Son avis ne valait pas mieux que celui d’un autre, tant est si bien qu’il se donnait bonne conscience en prétextant exposer son point du vue sans honte aucune. De toute manière, il connaissait la tolérance d’Aeryn à son égard.

    S’attardant un instant sur qui détenait quelle faute, ils ne tardèrent cependant pas à se retrouver près de la cuisine, Wesley aux fourneaux. Car quand bien même Aeryn ne retirait plus la même satisfaction quant aux repas – tels que les êtres humains mortels les considéraient – il prenait très à cœur de la considérer comme une femme tout à fait normale. Avant qu’il n’apprenne qu’elle était un vampire, il n’avait jamais failli en cuisine, du moins autant que possible, et désormais, il était désireux de conserver cette habitude conformiste au possible. C’était aussi une manière pour lui de ne pas céder au désarroi que formait une telle nouvelle. Car malgré tout, malgré le temps et leurs explications, Wesley savait qu’il se rendait coupable de complicité d’un bon nombre de meurtres. C’était là qu’il n’était plus en paix avec lui-même. Il n’arrivait toujours pas à l’accepter, mais il le taisait. Il avait fait des cauchemars, passait encore aujourd’hui des nuits sans fermer l’œil de la nuit, mais il n’était capable de rien contre Aeryn. Pas plus contre Allis. Que reprochait-on aux vampires si ce n’était de faire la même chose que ce que commettaient les humains envers les animaux ? Si bien que les vampires semblaient alors supérieurs aux humains. Wesley évitait constamment la question.

    « Je vais te prouver ton erreur, regarde bien … jeune fille, lui intima-t-il dans un sourire taquin. »

    Pour dédramatiser quelque chose, rien ne valait l’humour. En fait, l’humour était le seul rempart que Wesley avait trouvé contre le désespoir qui l’envahissait chaque fois qu’il envisageait l’avenir. Il n’avait jamais rien demandé à personne. En règle général, il s’était montré généreux et même altruiste, principalement aussi parce qu’il avait eu Luna à ses côtés, et qu’elle n’avait jamais failli dans sa tâche. Il avait su ce qu’était que de pouvoir compter sur quelqu’un. Mais il avait ce sentiment de l’avoir désormais perdue, et ses repères volaient ainsi en éclats. Il avait eu Aeryn, c’est vrai, mais au regard de ce qu’il ressentait pour elle, ce dont il se croyait certain, il n’était ainsi que davantage à l’abandon. C’était ainsi qu’il avait appris à apprécier la marginalité d’Allis. Elle ne cherchait jamais à le protéger mais ne lui était pas indifférente pour autant. Elle le méprisait, se moquait parfois, mais elle gardait cette personnalité transcendante qui le fascinait et qui lui offrait une terre propice à recevoir de l’aide. Wesley savait où se situer quant à elle, car elle était partout et nulle part à sa place, et qu’à son tour, lui aussi devait s’adapter.

    En laissant cuire les escalopes de dinde, il méditait ce qu’Allis lui apportait. Il ne mit pas longtemps à mettre le riz dans l’eau bouillante, s’affairant finalement à une sauce mêlée de crème fraîche et de champignon. Très simple comme repas, mais toujours délicieux selon lui. Et puis, il se serait étonné qu’Aeryn se plaignit de sa cuisine. C’était aussi un avantage qu’elle n’apporte pas plus d’intérêts que cela à la cuisine, car, en effet, alors il était fort médiocre. Mais il voulait y mettre du sien, et c’était selon lui l’essentiel. Rien n’était plus important que de faire les choses avec conviction, et alors qu’il poursuivait sa recette avec un quelque chose de trop « French touch », il releva la tête vers Aeryn, dans un léger sourire.

    « N’as-tu jamais trouvé l’éternité trop longue ? Lui livra-t-il, son sourire s’effaçant sensiblement. »

    Il l’aimait. Il le savait. Mais c’était insupportable. Il avait été attaché à Luna pendant des années, mais elle était éprise d’un autre, et Wesley avait fini par comprendre qu’il était simplement possessif à certains égards, étant donné qu’elle était la seule personne qui ait vraiment compté dans sa vie. Mais Aeryn était venue s’ajouter au tableau de son existence. Wesley faisait peu de choses pour lui-même, mais cette fois-ci, il donnait de ses efforts pour qu’autre chose naisse de son intérêt pour autrui. Mais elle avait l’éternité. Et lui quelques années. Il la regarda, visiblement triste. Cette mine qu’on ne lui connaissait que très peu. Si bien qu’il se reprit très vite, un sourire naissant sur ses lèvres, l’odeur du repas s’élevant au-dessus de tout. Il coupa le gaz en accentuant son sourire, il ne voulait pas lui laisser le temps de répondre finalement. Il se reprit.

    « Le jour présent, sans passé ni avenir. Ce sera mon prochain sujet de cours : la peur du lendemain naît-elle des regrets du passé ? Ajouta-t-il pour appuyer davantage son sourire. »
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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Lun 29 Sep - 22:19

Elle ne pu réprimer un sourire en le voyant rougir après qu'il eut parler. Elle savait qu'il portait une attention toute spéciale quand à ses élèves et à leurs idées. Oh chacun voulait toujours parvenir, parfois sans en avoir l'air (c'était là le mieux, la manipulation), à imposer son avis. On jugeait toujours meilleure sa propre idée que celle de l'autre, soit-elle tout aussi objective et certaine, mais pour soi-même l'autre avait toujours plus ou moins tort, forcément, il n'était pas nous. La subjectivité, la relativité, et tous ces mots compliqués en "é" qui se relataient précisement à la psychologie. Celà ne la dérangeait pas qu'il agisse comme ça, c'était lui, sa façon d'être et elle appréciait sa façon d'être. Mais en effet, avec les années qu'elle avait déjà passé en ce bas monde, elle avait pu voir bien des comportements, des agissements que même lui aurait pu avoir du mal à cerner.

"Son ange gardien d'un soir. Tu crois que tu peux caser ce genre de choses sur un C.V.?"

Demanda-t-elle en plaisantant. Le sien, si jamais elle devait en construire un à présent, elle ne pourrait y caser grand chose, serveuse dans un bar miteux de la banlieue de Londres, les dates surprendraient un brin tout employeur qui lirait réellement le bout de papier, et mis à part celà...les meurtres de plusieurs dizaines de personnes, si elle voulait intégrer une organisation du crime là oui, peut-être, serait-elle engagée sur le coup avec un listing pareil de "compétences" et "expériences professionnelles", sans oublier tous les capacités inhérentes à son espèce. Mais elle se voyait mal passer une annonce, et elle trouvait de quoi subsister autrement. Ce n'était pas toujours très orthodoxe, mais hey, il fallait bien rendre l'immensite de sa vie un peu acceptable, vampire ou pas, un minimum de luxe ça n'avait jamais tué personne. mais le fait était là, oui, il partageait son couvert avec une tueuse, une meurtrière, un démon assoifé de sang... Et elle se doutait bien qu'au fond ce poids sur son passé pesait le jeune homme même s'il feignait ne pas s'en préoccuper. Et à vrai dire, s'il ne le faisait pas, elle se méfierait, car alors il ne serait pas celui pour qui elle avait développé une profonde amitié.

"Oh mais tu as toute mon attention"

Et il l'avait en effet, simplement il n'osait pas lui poser les questions qui lui tenaient réllement à coeur. Elle lui répondrait, avec sincérité, pour elle c'était l'un des éléments fondamentaux de l'amitié pour elle, dire la vérité, aussi blessante ou gênante soit-elle, le mensonge rongeait trop de choses avec le temps pour pouvoir encore après qualifier toute relation d'amitié. Mais qu'est-ce qui pouvait bien le retenir? Elle le savait curieux de nature, pas outrageusement non, il savait ses limites sur certains points sensibles, mais qu'est-ce qui se passait dans son esprit, elle se le demandait depuis qu'elle avait perçu sa mine triste. Il ne l'avait jamais vu comme ça, elle avait pu lire dans ses yeux et son visage une profonde tristesse, et visiblement, même s'il ne l'avouerait jamais, elle en était la raison. Elle cherchait donc un moment ce qu'elle avait pu faire ou dire. Mais la solution ne lui apparaissait pas, et comme toujours dans ces cas là, l'évidence même se refusait toujours à prendre le pas sur la folle imagination, des pires scénarios possibles ou des situations les plus ubuesques qui soient. Mais voulait-elle vraiment la voir, l'évidence? Et vous, à sa place, que feriez-vous? Hum, c'est si facile de donner son avis quand on ne met rien en jeu. C'est toujours beau de dire je ferais telle ou telle chose, j'agierais comme ça, dirais ça et penserais à ça. Mais ce fameux "ça", elle s'était juré de faire à jamais une croix dessus. Aimer. Elle avait aimer, deux fois, dont une de façon plus véritable qu'une autre. Darius, le seul pour quoi elle aurait tout fait, même jusqu'à le transformer pour qu'il puisse la suivre à jamais. C'était une impression de puissance, une toute autre que celle procurée par son status de vampire, cette force là était plus forte encore que tout ce qu'elle connaissait. Son coeur même mort battait à chaque fois qu'elle sentait son odeur, respirait son parfum, voyait ses yeux ou frisonnait sous le contact de ses doigts sur sa peau blanche. C'était tout aussi vivifiant qu'une bonne rasade de sang frais, à lui en faire peur parfois... L'Amour avec un grand A. Puis il y avait eut Caleb, un autre genre d'amour, plus charnel et simplement facile, sans trop de contraintes, chacun tirant partie de l'autre dans un éternel jeu de provocation et de désir. Elle était alors comme lui, et c'était sûrement ce qui au départ l'avait fait tomber sous son charme, ça et évidemment cet air ténébreux et torturé. Ils étaient plus des partenaires que des amants, quoiqu'ils s'offraient à l'occasion des soirées de débauche à volo, sang, massacre et sexe. Mais depuis la mort de Darius, elle ne voulait plus ressentir ce vide, cette absence à ses côtés pour apprécier les choses les plus simples (même si fondamentalement en un sens, elle en était déjà privée). S'attacher ne voulait plus rien dire pour elle, et puis s'attacher à quoi? Elle avait déjà du faire ce choix dans le passé, et le refaire encore... Même pas envisageable, même avec l'homme parfait, celui qui serait peut-être effectivement la comprendre elle, son passé, ce qu'elle était, et ce qu'elle désirait. Car même si elle avait fait une croix sur le fait d'un jour porter un enfant, certaines "envies" typiquement féminine (du mons le pensait-elle) persistait, comme l'homme idéal et tout ce qui s'en suit... Elle fut sortit de ses miasmes intérieurs par la question de Wesley.

"Hum..."

Mais ce dernier ne lui laissa cependant pas l'occasion de lui répondre. L'éternité hein? Trop longue? Par définition, de toute manière, on ne pouvait en prédire sa longueur, vu qu'elle était aussi étendue
que l'imagination, ou la connerie humaine... Et en relativisant, elle n'en était encore qu'aux prémices de sa vie d'immortelle. Aurélia elle avait déjà vécut bien plus longtemps qu'elle, ou même que Caleb, et eux deux réunis. 145 ans de vie ne pouvaient rivaliser une seule seconde avec deux milles ans et des poussières. Elle ne pouvait s'imaginer un seul instant à la place de la vampire, 2000 ans, comment faire pour réussir à ne pas se laisser emporter par le rythme de vie et les déchéances engendrées au fil des siècles? rome et sa chute, les empires aussi nombreux que puissants qui ont tous connus une fin funeste, les moeurs, les gens, le climat, et les autres. Elle ne pouvait alors qu'admirer cette capacité à se préserver, et elle, au fond avait toujours profondemment manqué de ce "talent" de préservation. Réméniscence de sa vie d'humaine sans doute. mais s'il y avait bien une chose qu'elle voulait dire à ce moment là, c'est que même avec la plus forte volonté du monde, c'est que son présent ressentait toujours l'influence du passé, comment pouvait-il en être autrement? Sans celà elle ne l'aurait jamais connu, ou bien si, mais il n'y aurait certainement pas survécu. Il aurait rejoint cette pléïade d'anonymes au visage apeuré sentant sa vie s'éteindre dans ses bras. Ceux-là même où il voudrait qu'elle soit.
Puis elle écouta, sans rien dire, appuyant sa joue sur le creux de sa main en restant un moment sans bouger ni même ciller, prenant le temps de méditer elle-même ce qu'il venait de dire. La peur du lendemain provient-elle du passé? Evidemment oui, on disait bien qu'on apprenait de ses erreurs, alors forcément l'adage impliquait que le passé laissait des traces invisibles ou non sur nous qui inévitablement influait sur notre comportement face au lendemain. Et puis comment ne pas y penser à moins d'être totalement dépourvu d'âme et de sentiments? Son passé elle, il la suivait sans arrêt, et particulièrement en ce moment avec le retour dans sa vie de Caleb. Le spectre de cette relation et de qui elle était alors était remonté à la surface, sans qu'elle ne le demande. Et évidemment, pas besoin de vous dire que le fait de voir resurgir ce dernier ne pouvait pas la laisser indifférente, mais pas dans le sens que vous croyez. Elle n'avait jamais été possessive avec lui, elle le laissait flaner au grès de ses envies, elle n'avait jamais envisager leur histoire qu'autrement qu'une alliance largement améliorée, avec les conséquences que celà pouvait alors engendrer. Mais quand bien même celà lui prendrait de vouloir revenir au bon vieux temps, pour elle celà restait impossible... mais on ne peut jamais être sûr de rien, qui sait un jour, un événement précis pourrait l'y pousser à nouveau.


"C'est un très bon sujet, ça va les obliger à y penser et peut-être même, va savoir, que certains y trouveront un sens autre que celui d'un simple devoir à rendre."

Elle hésitait alors à lui répondre, pour deux raisons, la première la plus évidente, éviter de trop se confier, d'en dire trop et d'à nouveau lui faire mal sans le vouloir, et la deuxième, évidemment de gâcher le dîner qu'il s'était donné la peine de faire pour eux. Et la soirée ne faisait que commencer, elle n'avait aucunement envie de devoir partir parce que la gêne et le silence serait devenu trop pesant. Mais tout de même...

"Elle peut le devenir...mais à deux tout est relatif tu sais."

Elle marqua un temps de pause, observant sa réaction à ses paroles puis reprit en le voyant s'enfermé dans un mutisme qu'elle attribuait en son âme et conscience à une inspection poussée du fond de sa pensée analysée par Wesley. Elle reprit donc.

"Si...Si Darius était resté en vie, je lui aurais proposé de rester avec moi, je sais que c'est égoiste, et totalement idiot, mais avec lui l'éternité semblait moins longue".

Et bingo, elle qui avait simplement voulu dire que par amour, elle aurait pu justement faire que l'éternité soit écourtée, certes pas réellement, mais du moins rendue plus supportable avec quelqu'un à ses côtés, elle venait sans le vouloir, peut-être blessé son ami en évoquant son passé et l'homme qu'elle avait aimé.

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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Mar 30 Sep - 19:42

    Souriant, Wesley afficha une moue dubitative quand Aeryn lui demanda s’il pouvait caser ses agissements quotidiens sur un curriculum vitae. A certains égards, cet altruisme était parfois reconnu comme des compétences professionnelles. Dans un cadre très précis. Le fait même d’être professeur était une note de son désir d’aider autrui en l’instruisant, même à moindre échelle. Du moins, c’était là la conception que Wesley se faisait de l’enseignement ; un don de soi-même, sans condition aucun, ayant une fin positive pour la connaissance, repoussant encore même de moindre manière les limites de l’ignorance. En outre, les professeurs faisaient office de seconds parents. C’était à eux qu’incombaient la lourde tâche de structurer la jeune génération. Il n’était jamais trop tard pour les aider à se construire, à fonder leur existence solidement, à faire d’eux les futurs piliers de la société. Bien sûr qu’en plus d’être opportuniste, Wesley était un idéaliste, et il faisait d’ailleurs de chacun de ses gestes un mouvement pour l’amélioration du monde, à sa façon. Il se moquait d’influence l’ordre cosmique ou les siècles à venir, il voulait apporter sa propre pierre à l’édifice de la civilisation humaine sur des valeurs de respect, d’entre aide, et d’équité.

    Utopiste d’esprit, ses actes s’éconduisaient cependant en marge de ses principes. Le fait même qu’il côtoie sans honte avouée une meurtrière prouvait que ses mots semblaient principalement volute de fumée dès lors qu’il s’agissait de les transposer à la réalité. Il peinait souvent à se regarder dans un miroir, mais il avait la conviction qu’Aeryn en valait la peine, et qu’il ne pouvait pas, pour souci de conscience, lui faire payer le prix de sa condition. Elle n’était pas moins humaine que lui. Quoi qu’à certains égards la chaîne alimentaire était bouleversée, Wesley voulait rester aveugle. Pour toujours. C’était plus simple la lâcheté et l’ignorance, bien évidemment, mais au-delà de cela, il se torturait l’esprit. Quand bien même il n’aurait pas cautionné ces agissements, qu’aurait-il bien pu faire ? Hypnotiser les vampires pour les pousser à s’entretuer ? S’il en était seulement capable. D’autant qu’il ne considérait pas les vampires comme une menace supérieure aux hommes, mais seulement comme une menace pour l’homme. La différence était sensible. La question n’était pas de savoir si c’était « Bien » ou « Mal », mais de savoir pourquoi les vampires sous prétexte d’être supérieurs ne pouvaient pas se permettre la même chose que les humains envers les animaux ? Pour sûr, les animaux n’avaient pas la force de protestation de l’Homme, mais les prédateurs restaient inchangés, tant est si bien que l’on pouvait s’interroger sur la légitimité des proies et des chasseurs.

    Malgré les thèses et les anti thèses qui se développaient à loisir dans son esprit, Wesley savait que la question n’était même pas là où l’on pouvait le penser. S’il ne faisait rien, s’il ne disait rien, s’il culpabilisait sans même songer à se défaire de son sentiment de mal être, c’était parce qu’il aimait. Pas n’importe qui. Il aimait un de ses prédateurs. Aeryn.

    Et c’était elle qu’il désirait et aimait, guère une autre. Qu’importe qu’elle fût humaine ou vampire. Quelle était la différence en somme ? Il n’existait aucune nature que l’Amour n’eut contredite. Pour Wesley, il n’y avait rien de plus cher que l’Amour que l’on porte aux êtres que l’on côtoie et dont on porte le lien indélébile à jamais. Il avait toujours aimé son frère, aux périls même de sa raison et de la mort, des mœurs corrects bafouées et d’une religion tristement insultante. Il avait toujours porté à Luna un amour fraternel sans faille quoi qu’elle fut muette. Encore à ce jour, il se sentait incapable de vivre sans ses souvenirs, souvenirs d’une présence insatiable, d’une main quand il avait peur, d’une étreinte quand il avait froid, d’un silence quand il avait besoin d’écoute. C’était de cela dont il voulait avec et pour Aeryn. Un lien plus puissant que tout. Que la mort, que le mutisme, ou qu’une nature de vampire. C’était d’insultes offenses que l’on faisait à l’Amour. Amour qui ne connaissait aucune limite. Amour égoïste, certes, mais plus beau que tout ce qu’il avait connu. Néanmoins, à quoi bon être l’aimant dans l’ignorance de l’aimé ?

    Il ne dit rien. Absolument rien. Il crut d’abord qu’elle le délivrait enfin d’une part de la prison dont il s’était affligé, mais ce fut comme si elle venait, parallèlement, le défaire de ses chaînes pour mieux creuser sa tombe. Une fosse noire et sans fond qui formerait à jamais sa dernière demeure. Wesley croisa son regard avec un vide béant au creux de ses entrailles. Ses traits demeuraient figés de neutralité et il ne traduisait rien d’autre qu’un stoïcisme parfait. Il garda imprégner en lui un manque gigantesque, et qui lui semblait devoir durer l’éternité. L’incompréhension fût fatalement traduite enfin par ses deux prunelles scintillantes de déception. Wesley n’affrontait que rarement de violents sentiments, mais il n’en affrontait qu’encore moins de violents ressentiments. Son corps était déjà figé d’horreur et de froid dévorant. Pour s’arracher à son supplice, il récupéra ce qui leur ferait office de dîner, contournant le comptoir pour aller jusqu’à la table. Là, il servit les deux couverts soigneusement disposés, il s’installa, l’air de rien.

    Parfois, Wesley se rendait compte que si Dieu existait, alors il faisait bien de toujours se cacher. Il n’y avait aucune justice tangible sur cette Terre. Wesley ne se sentait rien que moins qu’incompris. Il avait donné des années de sa vie aux autres, il avait connu des choses terribles tout au long de son existence, son enfance avait été un massacre, une débâcle continuelle, il avait payé de sa sueur et de son sang une naissance malencontreuse presque maudite, et il avait servi d’épaule compatissante et protectrice aux désœuvrés, aux nécessiteux, à ceux dont personne ne voulait, à ceux dont la seule vue insupportait. Il ne demandait aucune reconnaissance, jamais, l’on était reconnaissant, selon lui, qu’aux personnes qui en faisaient l’insultante demande. Non, il fallait se souvenir de chaque fois où l’on recevait, jamais des fois où l’on donnait. A quoi bon l’altruisme si aucun résultat ne venait ? Wesley savait que l’altruisme était motivé par l’égoïsme, mais il n’en récoltait rien. Une vie de sacrifice. En vain. Il n’était ni désespéré, ni en colère, ni même triste. Il se sentait simplement comme mis au pied du mur, mur infranchissable et infranchi alors qu’il avait toujours cru l’inverse. Le mur au-delà duquel l’on sait enfin, et pour toujours, quel but a son existence.
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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Mar 30 Sep - 22:15

Il n'y a rien de plus lourd qu'un silence qui en dit long, même une conscience pleine de remord lui semblait alors peser bien peu en comparaison du poids qu'elle pouvait ressentir à présent sur l'estomac. parfois on avait le plus grand mal à voir au-delà des apparences, elle-même en avait fait à de nombreuses reprises la douleureuse expérience. Après tout, quand on est assimilé à une espèce comme là sienne, croyances déformées par des années de cinéma gore et livres basés sur de fausses idées, beaucoup pensaient (et le plus souvent à raison) que les vampires ne pouvaient être que mauvais, par essence car ils tuaient des humains, mais effectivement, eux ne le faisaient-ils pas aussi? Certes eux ne se préoccupait pas de demander le consentement de leur proie, et eux non plus, c'était une simple question de survie, manger ou être mangé, le sempiternel cercle de la vie, la chaîne alimentaire pure et simple. Elle n'avait pas choisit de devenir ce qu'elle était, comme les hommes ne demandent pas à venir au monde, c'est juste un fait, un résultat à prendre en compte dans une équation bien plus grande et subtile qui n'y parraissait.

Elle l'avait lu dans son regard, ce vide, le même qu'elle avait pu ressentir en comprenant qu'elle serait seule après la mort de Darius. Comment avait-elle pu ne pas le voir? Peut-être parce qu'avec le temps elle avait fini par se persuader qu'elle n'avait plus besoin d'éprouver quelconque sentiment se rapprochant trop près de l'amour, après tout celà ne lui avait jamais apporté quelque chose de bon, ou alors peut-être simplement l'envie de préserver une amitié qui comptait tellement pour elle pour ne pas la voir voler en éclat si les choses tournaient mal... La solitude ne lui faisait pas aussi peur avant, c'est vrai, sa condition de vampire la forçait un peu à rester seule avec elle-même, oh pas forcément toujours au sens physique, elle pouvait trouver de la compagnie, auprès d'humains comme de vampires, mais dans le fond, aucun attachement possible, jusqu'à évidemment Darius. Elle était un risque, une menace, pour elle-même et son bonheur, sa nature l'empêchait de pouvoir être totalement elle, de se laisser aller, de vivre réellement malgré sa "mort". Etait-ce donc si compliqué pour elle? Oui, car même si elle ne lui ferait jamais de mal, qui sait ce qui pourrait arrivé un jour ou une fois, une goutte de sang et... non, ne même pas envisager le pire, elle le faisait trop souvent, à s'en filer des insomnies (pas trop grave pour elle forcément, son état ne nécessitait pas qu'elle dorme beaucoup).

Elle le regarda s'asseoir à la table, sans parler et elle quitta elle aussi son tabouret, mais resta plantée devant sa chaise à la table, les mains appuyés sur le dossier de cette dernière, le regard posé sur lui, sur ce visage que par sa faute et sa bêtise, la tristesse avait ôté ce sourire si rassurant pour elle. Tant de pensées s'agitaient en elle à cet instant précis. Ses sentiments, ses souvenirs, ses envies, ses ressentiments, ses questions, ses attentes, tant de choses qui faisait régné à présent une tempête en elle... Elle ferma les yeux une seconde, inspirant profondémment, essayant de ramener le calme dans son esprit pour pouvoir tout analyser au plus vite et surtout ne pas rester dans ce silence. Que ressentait-elle? Une amitié sincère et indéfectible, c'était certain, elle l'aurait défendu contre vents et marrées, si on s'en était prit à lui, elle l'aurait fait payé, il était un ami cher à son coeur, quelqu'un sur qui elle savait qu'elle pourrait compter en toutes circonstances, quelqu'un qui même après la réaction que tous auraient eut à sa place avait finalement fait un pas vers elle en sachant ce qu'elle était, ce qu'elle avait fait... Un homme cultivé, sérieux, un brin vieux jeu, marrant à sa manière, avec des principes, avec un passé trouble lui aussi, une histoire similaire à la sienne, et sa confiance. Et puis il n'était pas repoussant, loin de là même. Il avait du charme, celui qui plaisit à Aeryn, un charme autre que celui de la pure attirance physique, il y avait une connection entre eux, elle prendrait juste un nouveau tournant à présent.

Et puis elle réalisa alors sa bourde. Elle rouvrit les yeux et fini par s'asseoir face à lui, le regard baissé sur l'assiette posée devant elle. Que devait-elle faire, dire? Elle n'en savait rien, et là, elle aurait beau avoir eut l'âge d'Aurelia et ses siècles d'expérience de la vie, rien n'aurait pu lui venir en aide. Elle l'avait blessé sans le vouloir, ça commençait déjà... Elle déposa sa main droite sur la table, le regard aussi vide à présent qu'avait pu être le sien encore une seconde au paravant. Pouvait-elle encore aimé, réellement? Sans doute oui, même sans coeur battant, elle restait encore humaine, et même les vampires étaient capables de ça, d'aimer. Mais est-ce qu'elle pourrait l'accepter, le fait même qui avait du lui torturer l'esprit à la minute même où il avait du réaliser ce qu'il ressentait pour elle: tout ce qui les éloignerait. Par amour elle s'était déjà résignée à ce fait là, elle lui avait dit juste avant, et au pire des cas, en effet, la transformation restait une option, avec les risques que celà pourrait engendrer, rien ne lui garantissait qu'il reste le même une fois changé, ni elle d'ailleurs. Si elle faisait de lui l'un des siens, peut-être serait-il encore pire qu'elle ou qu'un autre, avec son don, Le garderait-il une fois changé? Qu'est-ce qu'il serait capable de faire si effectivement une fois vampire il pourait toujours manipuler les esprits à sa guise. Il pourait même atteindre les vampires alors, vu qu'en un sens, tous liés par je ne sais quelle force. Il y avait tellement de questions sans réponses. Bien trop... pour le moment.


"Depuis quand...est-ce que tu..."

Le silence était donc rompu, mais sa question bien que restant informulée jusqu'au bout était évidente. Mais le savoir changerait-il les choses? Evidemment non, ça serait trop simple, selon la durée elle pourrait dire si oui ou non elle pouvait alors tenter quelque chose? Hum si seulement. Mais il y avait tellement d'enjeu, et à présent tout serait différent...En bien ou en mal restait à le découvrir. Elle releva les yeux vers lui. Incertaine sur ce qu'il fallait faire de plus, elle resta donc immobile, ses yeux bruns plongés dans les siens essayant env ain d'y dicerner une réponse, une once de réaction. Elle se leva alors, faisant dos à la table, glissant son bras gauche sous son bras droit, passant une main sur son visage, comme pour effacer ce qu'elle pensait être un mauvais rêve, mais le fait était là, tout celà était bien réel.
Elle se sentait perdue, et n'avait plus ressentie ça depuis...bien des années, et certaines choses devenaient plus claires par la même occasion, si tout celà la chamboulait tant, peut-être qu'au fond les réponses étaient là, en elle, mais qu'elles ne trouvaient aucun moyens de sortir, le chemin était si bien barricadé il faut dire. Elle fit donc volte-face et resta debout à deux pas de la table. Quand ses yeus se posèrent sur son ami, uen phrase martella son esprit: " Et pourquoi pas?". Après tout oui, pourquoi pas, qu'avait-elle à y perdre? Elle avait déjà perdu quelque chose ce soir, au profit d'une autre, elle l'espérait à présent.


"Wesley... Parles-moi, je t'en prie"

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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Mer 1 Oct - 15:58

    Oui, la vie avait un drôle d’humour. Un amour amer même. Wesley sentait cette certitude battre ses veines. Ce qu’il avait été naïf. C’était, en somme, ce qui lui faisait le plus mal. Avoir cru. Bien sûr, cette phrase éternelle « Je croyais que … » sèchement coupée par une répartie réaliste et fatale « Tu croyais ? Tu croyais mal ». C’était purement et simplement les mots qui tournaient dans sa tête comme un adolescent déçu par ses espoirs infondés. Son innocence d’esprit lui faisait pitié, et il prenait conscience qu’à force de vouloir franchir des barrières interdites, il s’était heurté à un mur. Il était aisé d’aimer. Bien moins de l’être. S’il avait vu plus loin qu’une simple condition d’être humain ou de vampire, s’il avait seulement pris ses sentiments pour argent comptant et rien d’autre, ce n’était pas le cas d’Aeryn. Elle ne l’aimait pas ainsi. Il s’agissait d’une lame qui lui entaillait les chairs de l’esprit, le meurtrissant continuellement. Et comme s’il avait été capable de panser seul ses blessures, cette même attaque se répétait inlassablement. C’était une idée qui, désormais, ne le quittait plus. S’il ne pouvait aimer, si cela lui était interdit ou impossible, s’il ne pouvait vivre avec Aeryn ce qu’il n’avait voulu pour une autre, si elle ne lui permettait pas de l’aimer … alors quel sens avait sa vie ?

    Et il demeurait là, impassible. L’air de rien, le visage serein, il semblait prêt à dîner comme avant chaque repas, simple et respectueux. Il avait une conscience au fond du regard qui pouvait inquiéter. C’était alors la lucidité du regret, des silences, ainsi que des non-dits. Une foule de petits détails paraissant insignifiants alors que, transformés en mots clairs et explicites, c’était l’essence même du primordial. Chacun de ses silences était des discours essentiels consciencieusement tus. Il n’y avait rien de plus dangereux que les choses que l’on ne dit pas. Mais sans même avoir eu à prononcer quelques mots, Aeryn savait tout. Et il la voyait, là, près de lui, mais jamais Wesley ne se sentit capable d’un seul geste pour elle. Son regard restait obstinément figé, fixant indéfiniment un point parfaitement invisible sur la grande baie vitrée. Il semblait vaguement suivre des yeux la lueur lancinante du passage lumineux des voitures en contrebas. C’était un spectacle grisant. Mais elle vint à détruire cet instant de l’hésitation qu’il ne lui connaissait que peu.

    Depuis quand l’aimait-il ? Wesley l’ignorait. Etait-ce important ? Il ne sut le dire. Pour vérité, il ne dit rien. Il ne savait si le silence ne valait finalement pas mieux que les secrets à moitié avoués. Il avait longtemps rêvé des mots les plus beaux qu’il fût donné à l’Homme de prononcer, des mots qu’il n’avait jamais adressés à qui que ce soit, alors qu’il avait pourtant aimé. C’était le plus précieux qu’il détienne en lui-même. Un essentiel autant qu’un insignifiant qu’il n’avait jamais concédé. De mémoire d’Homme, ni ses parents, ni Luna, ni qui que ce fut autre n’avaient reçu de lui l’aveu d’un sentiment aussi pur et profond que l’Amour. Ses lèvres demeuraient obstinément scellées.

    Soudainement, il releva les yeux vers elle. « Je t’en prie ». L’amertume qu’il avait au fond du cœur menaçait de faire céder son silence. Mais il tint bon. Quel que soit le sentiment précis, simple ou complexe, qu’il éprouvait, Wesley gardait la lucidité d’esprit qu’aucun des mots qu’il ne pourrait délivrer sur l’instant ne signifierait quelque chose de bon pour l’avenir. D’expérience, il savait finalement qu’il fallait savoir d’abord apaiser la subjectivité d’un choc pour porter un regard critique plus ouvert et ainsi plus consciencieux sur l’objet d’un tel traumatisme. D’ailleurs, il ne voulait pas extrapoler sa déception. Ce n’était pas comme si le monde cessait de tourner, comme si son cœur cessait de battre, comme si sa vie n’avait plus aucun sens. Peut être. Mais Wesley demeurait fermement convaincu que sans Aeryn, il préférait que le monde cesse de tourner, que son cœur cesse de battre, que sa vie n’ait plus aucun sens.

    « Quand j’étais petit, commença-t-il en une parfaite neutralité, ma mère insistait pour que j’aille à l’église. Au début, elle m’emmenait. Et puis, un jour, elle a cru que j’étais assez grand pour m’y rendre seul, poursuivit-il en découpant lentement sa viande. Je m’y suis rendu. En poussant la porte, j’ai croisé le chemin d’une femme. Je n’avais jamais vu quelqu’un me regarder avec autant de désespoir dans les yeux. Elle s’est immédiatement écartée, pour me laisser passer, ajouta-t-il. Pour me laisser passer, répéta-t-il ensuite, en posant les yeux sur Aeryn. »

    Là, il la fixa quelques secondes. L’on devinait qu’il n’en avait pas terminé, mais un instant de silence semblait s’imposer. Un sourire presque imperceptible s’apposa à ses lèvres, mais disparut presque aussi vite. Wesley reprit doucement son découpage, prenant visiblement son temps, tant pour achever sa tâche que pour reprendre son récit. Enfin, il inspira.

    « Je me suis approché du prêtre. Le père Matthieu. Dans ses yeux à lui, j’ai lu l’ignorance. Alors, je lui ai demandé si je devais croire en Dieu, expliqua-t-il, le regard incertain. Il m’a dit que pour être un homme accompli un jour, je devais laisser Dieu m’éclairer, me guider. Je lui ai ensuite demandé si cette femme que je venais de croiser n’avait alors pas cru en Lui. Le prêtre m’a souri. Sans répondre. Non, appuya-t-il il ne m’a pas répondu. J’ai insisté, et il m’a ainsi réparti que Dieu était notre espoir à tous, que nous devions croire en lui, comme il croyait en nous. »

    Jusque là, Wesley avait gardé pour lui un sourire satisfait et même rêveur. Il ne faisait que discourir le plus simplement du monde. Pour un peu, l’on aurait pu croire en la ferveur de sa foi. Il finit de découper soigneusement sa viande en petits morceaux, puis il reposa ses couverts, sans plus de cérémonie. Il recula sa chaise, pour enfin se redresser. Son regard croisa celui d’Aeryn, et il mit quelques instants pour reprendre et conclure. Sa voix était toujours aussi neutre, presque ferme. Il se sentait convaincu.

    « Alors, je lui ai répondu : si Dieu a cru en cette femme, pourquoi l’avoir plongée dans une telle misère ? si Dieu a cru en mon frère, pourquoi me l’avoir pris ? déclara-t-il. Si Dieu croit en moi, pourquoi m’a-t-il donné l’espoir ? Si Dieu croit en moi, pourquoi m’avoir fait bon sans recevoir de bien ? Si Dieu croit en moi, pourquoi te refuse-t-il à moi ? J’ai la réponse désormais, approuva-t-il d’un signe de tête certain. Dieu n’existe pas. »

    Intuitivement, Wesley soulevait une conclusion essentielle. Si Dieu n’était ni responsable de la pauvreté de cette femme, de la mort d’Oliver, des espoirs et des amours déchus, alors quelqu’un donc en portait la responsabilité ainsi que les espérances. Pour l'heure, il gardait les yeux posés sur Aeryn Cette inconnue avait dû connaître un retournement du capitalisme, le père de Luna avait assassiné Oliver, Wesley avait été naïf et idéaliste, il avait été bon, et c’était toujours rappeler de quand il avait reçu sans les fois où il avait données. Mais, à tout compter, combien étaient-elles ? Certes, il avait toujours tout donné … foi, espoir, considération, aide, soutien, amitié, amour même. Mais on lui avait toujours tout pris.
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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Mer 1 Oct - 18:22

Elle ne détachait pas son regard de lui, décontenancée de le voir ainsi, il semblait porter tant de choses sur ses épaules, tant de douleur qu'elle comprenait à présent certaines choses, éclairée par une nouvelle lumière. Mais elle regrettait aussi de ne pas avoir su le voir, et elle qui se disait son amie... En parlant de lumière. Dieu, elle n'y avait jamais cru elle-même, car sinon Dieu ne l'aurait pas laissée seule, Il ne lui aurait pas retiré sa mère et il n'aurait pas fait d'elle ce qu'elle était devenue. Elle pouvait concevoir que se réfugier dans une foi, quelle qu'elle soit était un besoin pour certains, un bouc-émissaire de fortune pour démettre la faute à un autre, à ce qu'on ne pouvait expliquer ou comprendre car rien ne répondait alors à la raison. Dieu, Yahvé, Allah, Bouddha et les autres... c'était une part de la culture humaine, et elle même trouvait certaines pensées possibles et même rassurantes, la réincarnation par exemple...Amusant quand on était éternel non? Se vouer à tel ou tel déité, est-ce que celà pourrait réellement sauver votre âme? Hum...La sienne, elle ne faisait plus partie du tableau, selon certaines croyances évidemment (encore elles). Mais pourtant elle savait ce qu'elle faisait, même à cette époque plus sombre de sa vie, elle faisait la différence entre ce qui était bon ou non, mais alors ce n'était pas son âme qui lui dictait sa conduite, mais sa faim. Une faim englobant bien des choses, désir, violence, et sang. mais elle avait finit par faire une croix dessus, elle ne ferait jamais amende honnorable pour ses crimes, elle en porterait toujours le poids sur sa conscience, mais le changement primait plus que le passé pour elle.

Elle l'écouta donc lui parler, dans un premier temps avec un regard d'incompréhension quant à ce qu'il disait, ou plutôt pourquoi il parlait de ça pour lui répondre. Cependant elle écouta, chaque mot, chaque syllalbe sans bouger, comme si elle avait été figée par Méduse, une simple statue de chair et d'os plantée là dans son salon. Elle savait peu de chose sur son enfance, elle connaissait néanmoins l'existence de Luna, mais pas le lien qui avait pu les unir, et encore moins que c'était le père de cette dernière qui été responsable de la mort du frère aîné de Wesley. Elle en apprenait plus sur lui, les circonstances n'étaient pas idéales pour ce genre de confidence, c'était certain mais il parlait, elle lui avait demandé de le faire, et elle était contente qu'il le fasse, même si c'était de cette façon là. Il lui parlait de ce qu'il avait vécut, là-bas, et toute volonté semblait l'avoir quittée, celle de bouger, de parler ou même de fermer un instant aussi infime soit-il ses yeux. Et au fur et à mesure de son récit, elle comprenait, enfin du moins l'espérait-elle. Il avait tellement perdu, son frère, son amie, et bien d'autres choses et pourtant il donnait tellement. Ce n'était pas de grands gestes, comme par exemple encore, ce qu'il avait fait pour ce garçon, le faisant sortir de prison en lui montrant que quelqu'un pouvait l'aider. Ces petits gestes placés les uns avec les autres, il était vraiment ce Bon Samaritain, celui de la Bible...ou du moins s'en rapprochait-il à ses yeux. A donner sans jamais réellement recevoir en retour.

Il agissait presque comme si elle était restée assise devant lui, à dîner comme si de rien n'était, et elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle ne savait pas elle-même comment elle aurait pu réagir à sa place, et elle ne le saurait jamais vraiment en fait. Dur constat pour elle, pour eux ce soir. Mais lui semblait s'y méprendre. Mais pour le moment elle ne dirait rien, elle attendait qu'il termine, d'une part par politesse, elle détestait être interrompue lorsqu'elle parlait, elle aimait donc avoir ce même respect envers les autres, et puis parce qu'elle ne trouvait rien à dire à ça. Comment l'aurait-elle pu de toute manière? Elle observait toujours ses moindres faits et gestes, l'articulation de ses lèvres quand il parlait, ses mains, ses yeux, tout ce qui pouvait être là sous ses yeux, sa façon de découper la viande, et de finir par poser le tout et se lever. Quand il en arriva à sa conclusion, elle avait elle aussi relevé un peu la tête, pour être à hauteur de regard, et elle acquiessa. Dieu n'existait pas, mais ils n'en avaient pas besoin. Et enfin elle récupéra ses moyens, elle s'avança simplement, arrivant à sa hauteur, contournant le coin de la table pour arrivé face à lui. Et maintenant? Non je ne cite pas une chanson, quoi qu'elle pourrait parfaitement coller à la situation et à ce que se demandait en elle Aeryn. Et maintenant, que faire? Quelle décision prendre, quoi dire, mais une chose restait alors certaine pour elle, il fallait faire quelque chose ou dire quelque chose. Car gaché pour gaché, autant resté sur la lancé et mettre les points sur les i de cette histoire.

Une nouvelle fois le temps sembla suspendu dans ce silence, celui que cette fois elle imposait par sa réflexion intérieure. Si l'on aurait pu visualiser ce qui se tramait dans son cerveau à cet instant précis, un tourbillon dessiné à la va-vite par un enfant aurait constitué un bon visuel, un peu comme un amalgamme de divers bouts de films montés ensemble sans ordre ni chronologie aucune. Un beau capharnaüm. Bizarrement l'éternité lui semblait bien courte tant elle manquait de temps pour prendre tout ça, accusé le coup et faire ce qu'il faudrait. Mais c'était précisement là qu'elle se trompait, il ne fallait pas comme toujours analyser, réfléchir, prendre en compte toutes sortes de choses qui entraient en compte dans ce tableau là, non. Cette fois là, oublier tout ça et simplement laisser parler son coeur. Elle leva alros sa main droite, au ralenti, un brin hésitante sur ses actes, puis elle posa cette dernière sur sa joue, en le regardant simplement. Le contact de sa peau chaude et douce sur sa main la fit frémir, ses yeux se fermant alors, dans l'esquisse d'un fin sourire. Elle caressa une seconde sa joue, doucement, avant de rouvrir enfin les yeux. Un bon mètre les séparait encore, mais elle fit un pas en avant pour combler cet espace, se retrouvant à présent contre lui. Il avait tant donné, et rien reçu. Il était à présent peut-être tant que les rôles s'inversent, qu'elle donne et qu'il recoive, sans rien demander. Un dernier regard et elle approcha son visage du sien, sa main toujours sur sa joue et déposa ses lèvres contre les siennes.

Elle avait abandonné toute autre pensée maintenant, se laissant simplement aller à pour une fois, être elle. Sans peur de ce qu'elle pouvait faire, sans penser aux conséquences, juste ressentir ce sur quoi elle avait fait, du moins l'avait-elle cru, un trait définitif. Elle ne pouvait pas le perdre, la simple idée de devoir renoncer à son amitié ou sa simple présence... Autant se mettre un pieu dans le coeur tout de suite, car elle ne voudrait pour rien au monde réexpérimenter la solitude qu'elle avait connu ces dernières années. Et puis à présent, par ce simple contact, elle pouvait enfin comprendre. Comprendre quoi me direz-vous? Pourquoi elle se sentait si bien en sa compagnie le reste du temps, pourquoi ils s'entendaient si bien. Elle pouvait presque sentir ses joues rougir, son souffle lui s'accélérait, quant à quel compte le mettre, l'adrénaline due à ce baiser ou simplement se sentir en vie, elle ne s'en préoccupait guère plus. Elle n'espérait qu'une chose, c'est simplement qu'il ne la rejete pas. Car elle ne jouait pas avec lui, elle ne l'avait jamais fait, autrement que pour plaisanter quand ils se taquinaient gentillement. Elle espérait donc qu'il saurait lire dans ce baiser qu'elle avait envie de lui donner aussi quelque en retour à ce qu'il avait déjà fait pour elle: être là, à son écoute, toujours présent, amical, savoir la faire sourire, partager de bons moments. Après une période de temps indéterminé pour elle, elle recula de quelques centimètres, plongeant dans son regard, entrebaillant les lèvres avant de pouvoir parler
.

"Tu n'as pas besoin de lui pour m'avoir."

Elle resta ainsi devant lui, son pouce caressant sa joue, et arriva une chose qui ne s'était plus produite pour elle depuis des années, elle sentait ses yeux se remplissaient de larmes. Se sentant idiote, elle détourna un instant la tête pour essuyer une larme qui venait de couler sur sa joue du revers de sa main gauche puis se tourna à nouveau vers lui. Un noeud serrait son ventre pour le moment, et au plus profond d'elle, elle espérait que bientôt il soit levé, ou au moins qu'elle puisse savoir si elle devait à partir de ce soir faire une croix sur cette adresse... Mais elle souhaitait pour une fois, comme lorsqu'elle n'était encore qu'une enfant, que ce conte là soit une belle histoire, une de celles qui finissaient bien.

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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Mer 1 Oct - 19:49

    En dépits du fait qu’il fut en droit de se sentir lésé d’une quelque manière que ce soit, Wesley restait conscient qu’il faisait l’enfant présentement. Car, certes, on lui avait peu donné tout au long de sa vie en comparaison de tout ce qu’il avait donné, mais il l’avait choisi. A aucun moment ce sens donné à son existence ne lui avait été imposé. Peut être s’était-il indirectement imposé à lui, mais il avait choisi de mener cette vie de bienfaiteur gardé à l’ombre. Il n’était pas meilleur ou pire qu’un autre, il avait simplement choisi une voie. Une voie ingrate et injuste. Mais c’était là le lourd tribut à payer pour mener une telle entreprise, et Wesley, malgré toute sa lucidité, n’avait jamais considéré ces conséquences d’une manière aussi douloureuse. Il pouvait se sentir blessé et déçu, mais il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même. C’était la raison pour laquelle il ne pouvait plus croire en Dieu depuis longtemps. Il y avait toujours un responsable. Et il savait que, présentement, c’était lui, et nul autre.
    _______

    S’approchant de Luna, Wesley esquissa un sourire malicieux. Il vint s’asseoir près d’elle, dans l’herbe, en jetant autour d’eux un regard on ne peut plus inquisiteur. Une fois qu’il fut suffisamment bien installé à son goût, il vint murmurer au creux de son oreille quelques mots que personne ne pût entendre, même si quelqu’un avait été à proximité. Les deux jeunes enfants échangèrent un regard entendu et complices avant de se relever, se prenant par la main pour s’éloigner en direction du gymnase, qui bordait la façade ouest de l’école. Ils s’introduisirent rapidement à l’intérieur, et se rendirent jusqu’au local où restaient entreposés le matériel destiné aux diverses activités sportives. Wesley quitta Luna pour aller chercher, derrière une pile de tapis, une boîte en carton qu’il ramena près d’elle, pour s’installer au sol.

    « Personne ne doit savoir, confia le jeune garçon à sa meilleure amie. »

    Quand elle eut approuvé d’un regard malicieux et d’un sourire angélique, Wesley ouvrit la boîte pour découvrir un tas d’objets épars, qui n’étaient autre que les divers objets trouvés ci et là dans l’école sans avoir été rendus à leur propriétaire. Wesley et Luna s’étaient mis en tête de les remettre à ceux qui les avaient tout simplement perdu il y a quelques semaines déjà. Luna avait gentiment enquêté auprès des élèves sur qui ne retrouvait pas quoi, et Wesley était allé subtiliser la boîte. Maintenant, tout l’opération commençait.

    Mais alors qu’ils pensaient être tranquilles et bien cachés, Luna tira sur la manche de son meilleur ami pour lui signifier le frisson qui était venu lui parcourir la nuque. Wesley tenta de se libérer de cette prise avant de comprendre au raclement de la gorge provenant de juste derrière lui qu’ils n’étaient plus du tout seul. Ils furent emmenés dans le bureau de la directrice où leur excuse ne plut qu’à moitié à la concernée. Leurs parents furent inévitablement avertis, mais Wesley et Luna n’en démordaient toujours pas ; leurs intentions avaient été louables et légitimes, ils avaient espéré pouvoir faire quelque chose dans un sens qui leur bénéficierait et bénéficieraient aux autres, et la responsabilité appartenait à leurs attitudes candides. Dans le fond, il fallait toujours considérer, outre soi-même et ses propres intentions, les considérations et les volontés des autres. Luna l’avait retenu. Wesley bien moins.
    _______

    Si les souvenirs ne semblaient pas toujours en rapport avec le présent, Wesley pensait que justement les erreurs du passé – si tant est qu’elles en soient – étaient en réalité les prémices ou les ébauches de celles à venir. Parfois, elles n’avaient strictement aucun rapport, mais il arrivait – comme là – que le rapport fut lourdement établi, et surtout lourd de conséquences. Il avait la sensation de s’être trahi lui-même, et ce pour la seconde fois. Il se rendait ainsi compte qu’il avait fait preuve d’une certaine vanité, et qu’il était plus naïf qu’il ne l’avait cru. Car, au-delà du fait qu’Aeryn ne fut pas pour lui ce qu’il était pour elle, Wesley avait la conviction profonde qu’il avait trop joué de son propre ego.

    Il la laissa approcher sans broncher. Son visage demeurait figé de neutralité. Il semblait tout simplement résolu à ne plus rien exprimer, malgré la foule compacte de tout ce qu’il pouvait ressentir. Plus elle avançait vers lui, plus il avait la nette impression que le creux formé au sein de ses entrailles s’élargissait. C’était à la fois satisfaisant et douloureux, car bien qu’il considère encore à cet instant précis le manque qu’il ne pourrait jamais combler, il sentait naître en lui un sentiment tout autre ; celui du désir. Et bien qu’il eut la volonté de se reculer, il n’en fit rien. Il s’arma de passivité. Au contact des doigts d’Aeryn, Wesley frissonna. Son sang sembla se glacer, si bien qu’il ne pût agir davantage. Il ferma doucement les yeux au contact de ses lèvres. Un court instant, il s’y abandonna, mais ce ne fut que pour mieux la laisser repartir, s’éloigner. Alors, il l’écouta, il la considéra, et enfin, il se décida.

    « Nous sommes amis, murmura-t-il. »

    Et, enfin, il se recula. Wesley la regarda avec une affection non dissimulée, mais il ne voulait pas garder pour eux cette conscience de devoir. Il considérait avec discernement qu’elle ne puisse guère l’aimer autrement que comme ami, mais il ne voulait à aucun moment qu’elle ne vienne vers lui dans l’idée qu’il méritait de recevoir. Il n’avait jamais vécu ainsi, et il ne comptait absolument pas commencer. Il avait fait un choix, et cela avait été de tout donner, si bien qu’il se sentait prêt à l’assumer. Le plus étrange était qu’il ne pense à aucun moment au fait qu’il soit un vulgaire être humain et elle un vampire. C’était terriblement insignifiant à ses yeux. Ce qu’il voulait, c’était son bien, et ils avaient très bien vécu en tant qu’amis, Wesley ne voulait rien forcer. Comme toujours.

    « Je comprends, Aeryn, ajouta-t-il dans un souffle. Je garderai mes sentiments pour moi. Notre amitié compte plus que tout pour moi, je ne la sacrifierai pas, c’est promis. »
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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Mer 1 Oct - 21:35

Et voilà, ce qu'elle avait redouté. Mais elle ne le laisserait pas faire, parce que ce n'était pas de la pitié ou quoi que ce soit d'autre qu'elle avait pour lui. Jamais elle ne se serait permis d'en arriver là avec lui, au grand jamais. Elle pouvait comprendre qu'il le ressente ainsi, après ce qu'elle lui avait dit, ce qu'il avait vécut, mais comment lui prouver que celà n'avait rien à voir avec tout ça et qu'elle voulait simplement lui montrer qu'elle aussi ressentait pour lui quelque chose bien au-delà que de l'amitié. Elle inspira alors profondément, restant un instant les yeux clos debout là où elle était avant de se mouvoir dans la pièce vers lui à nouveau. Non, il ne s'en sortirait pas ainsi, pas sans qu'elle lui fasse comprendre.

"Qui te parle de sacrifier quelque chose?"

Elle haussa un sourcil en le dévisageant puis recula, en faisant volte-face, retournant s'asseoir à sa place, à la table, prenant elle aussi cette fois le partie de faire comme si de rien n'était mais ben évidemment, elle ne s'arrêta pas là. Elle prit une bouchée de viande, la machonna et déglutit avant de reprendre la parole ensuite.

"Je sais que je ne suis pas parfaite, je n'ai jamais été parfaite de toute manière, ma belle-mère te le dirait, une vraie tornade...Mais s'il y a bien une chose que je sais c'est que dorénavant, ton amitié seule ne me suffira plus. Ca fait égoïste pas vrai? Je le suis peut-être, va savoir, mais on l'est tous, c'est un fait tu l'a constaté toi-même."
Elle prit sa fourchette et enfouit cette dernière dans le riz et en prit un peu, machonnant, le coude à présent déposé sur la table, mangeant normalement, essayant de savourer le dîner, et effectivement il était bon, c'était sa faute, elle l'admettait, un sourire fit irruption alors sur son visage, ça serait toujours un mauvais point pour elle mais bon, ça elle le laissait de côté à présent. Elle prit encore quelques bouchées du plat avant de regarder vers lui. Il était toujours debout. Elle ne savait plus trop quoi dire ou faire en fait, ce genre de situations la mettait mal à l'aise, chose rare pour elle qui avait vu tant de choses et des situations bien plus inextricables que celle-ci, oui mais là, il s'agissait d'elle, d'elle et de ses sentiments, une toute autre paire de manches quoi.

"Je...Je ne sais pas quoi dire. J'ai tellement peur..."

Peur oui, elle ressentait celà. Peur de le predre, peur de perdre une des rares choses bonnes qui lui étaient arrivées depuis des anénes, peur de perdre celui qui la comprenait si bien, qui la faisait rire, son confident, mais aussi peur de ce qu'elle ressentait elle-même. Elle qui s'était juré de ne plus se laisser avoir. Et pourtant elle s'était fait avoir, encore une fois, mais cette fois-ci de façon beaucoup plus douce. Elle avait mit de côté ses premières impressions, quand elle avait cru précisement les ressentier à nouveau, mettant celà sur le compte d'une amitié complice, qui forcément prêter à confusion la plupart du temps. Ca ne serait pas la première fois que ce genre de choses arrivait non? Et le temps passant dans sa course incessante, une autre s'y rajouta, et elle s'appliqua à la briser, comme toutes celles qui suivirent, à la briser pour ne plus avoir à mettre quelqu'un qu'elle aimait en danger par sa faute. D'autant plus avec les récents évenements. Le passé, encore et toujours. Pour qu'il y ai un futur, il fallait un passé c'est vrai, et le présent à cet instant précis lui semblait d'un goût amer et plein de cynisme.

"J'ai longtemps cru que ton changement de comportement était du au retour de Luna... Et tu veux savoir le plus drôle... J'étais jalouse, de quoi j'en savais rien, mais maintenant j'ai compris."

Bon sang ce qu'elle se sentait idiote d'un coup. Elle ne put réprimer un rire nerveux, tout ça était si risible, elle agissait comme une adolescente mal dan sa peau amoureuse d'un garçon qui ne la voit pas. Elle avait donc de quoi rire, et puis elle riait de sa propre naïveté, à bien des égards, celle de croire qu'elle ne souffrirait plus par amour, celle de ne pas avoir su lire entre les lignes, et surtout celle d'avoir déjà perdu autant de temps. Et oui, aussi étrange que celà puisse t'être, même avec les siècles qu'elle avait encore devant elle, à présent elle regrettait d'avoir perdu son temps à se leurrer sur ses propres sentiments. Et elle continuait à rire, à présent parce qu'il devait la prendre pour une pauvre fille. La soirée prenait maintenant un tour bien désagréable pour elle, et lui aussi très certainement. mais quand bien même, elle ne partirait pas sans qu'il ai compris. Elle releva la tête, cessant de rire, les joues rosies à présent et regarda vers lui, avec un léger sourire sur les lèvres.

"Toujours aussi sûr d'aimer une fille comme moi? Même pas capable de dire à quelqu'un qu'elle l'aime?"

C'était dit, de façon détournée, celà va de soi, mais ne venait-elle pas de le dire tout de même. Elle avait admit devant lui ressentir aussi de l'amour pour lui, et aussi son incapacité à le dire. Elle perdit alors son sourire pour contempler le contenu de son assiette, triturant un bout de viande avec sa fourchette, faisant la moue, ne sahcant plus trop quoi dire ou faire de plus, la balle était à présent dans son camp. A lui de la croire ou non, de faire comme si de rien n'était ou alors de leur donner une chance. Ces deux là n'étaient pas doués pour exprimer leurs sentiments, sur ce point là ils s'étaient bel et bien trouvés, et elle voulait encore pouvoir trouver d'autres points communs, outre ceux qu'elle connaissait déjà, mais ce choix ne lui appartenait plus à présent. Lorsqu'elle releva son visage vers le sien, son regard avait changé, oui, c'était un regard plein d'amour, oui, il fallait bien mettre un nom sur ça, alors autant le faire non? Amour. Elle attendait à présent simplement qu'il fasse quelque chose, même un clignement de cil, n'importe quoi...mais tout plutôt que le silence. Il y en avait eut beaucoup trop dans sa vie. Elle voulait des paroles, du son, une mélodie pour son avenir.

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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Mer 1 Oct - 23:10

    Il peinait à y croire, c’est vrai. Après une telle désillusion, il avouait que se replonger dans une réalité différence de celle qu’il avait quitté avait un goût parfaitement inconnu. Bien qu’il suivit Aeryn des yeux, il lui prêtait surtout une oreille attentive. Car bien qu’il paraisse tranquille et désormais résolu au silence, Wesley restait paralysé par la peur, et ce intérieurement. Il voyait difficilement comment il était encore possible de considérer les propos qu’elle lui concédait sans croire à un rêve échapper de son inconscient. En réalité, pendant quelques secondes, il voulut vérifier qu’il n’était pas en train de rêver, mais l’attitude qu’elle adopta à son égard parvint à le convaincre que tout était parfaitement tangible, concret. Il redoubla ainsi d’attention, tout en sachant cependant que les mots qu’il recevait alors ne simplifiait rien, bien au contraire. Néanmoins, dans le fond même de leur conversation, Wesley avait toujours su que cet instant passerait par une rare complexité. Pourtant, il avait pris de longs instants de solitude pour s’imaginer ce moment d’une rare intimité. Mais quoi qu’il se fut figuré, rien ne l’avait préparé à ce qu’il se déroulait sous ses yeux.

    Il voyait les choses se transformer sous ses yeux, impuissant. Mais la situation avait ce goût de retournement qui faisait pencher les faits en sa faveur d’une manière perturbante. Il envie de sourire, et il dût admettre que l’hilarité d’Aeryn le tenta, mais il n’y parvint pas. La peur ne s’était toujours pas échappée, mais ce n’était pas tant de ce qu’il ne pourrait se passer, mais bien de ce qui allai se passer. Du moins, il sentait l’espoir renaître en lui, mais il connaissait l’espoir malin qui finissait par se retourner contre soi. Wesley demeura attentif, jusqu’à ce qu’elle l’interroge. Là, il l’observa encore un long moment.

    Wesley la trouvait simplement magnifique. C’était risible comme constat, mais il demeurait pourtant purement et simplement contemplatif. Il restait immobile, comme un idiot, avec ce sourire imperceptible posté au coin des lèvres. Tout simplement parce qu’il la trouvait belle. De ces deux prunelles qui le fixaient désormais avec intensité, chaque trait noble et délicat de son visage, ce sourire qui venait étier ses lèvres le plus gracieusement du monde, et tout le charisme qui allait de paire avec la femme d’exception qu’Aeryn était à ses yeux. Il prit encore de longues secondes pour la détailler avec ce mélange doux et simple d’amour et de désir. Il avait rarement osé porter un tel regard sur elle, mais elle savait, et il ne pouvait plus s’en cacher. Pourtant, il était plus facile de se leurrer, de feindre l’amitié en éprouvant l’amour, et c’était ce qu’il avait toujours fait jusque là. Mais, maintenant, maintenant qu’elle savait, il voulait assumer ses silences, ses non-dits, ses secrets. Il était temps.

    Il s’approcha enfin. Il crut que ses muscles le torturaient sous son inactivité passée alors qu’il était seulement difficile d’esquisser les premiers gestes. Plus il avançait, plus il se sentait déterminé et prêt à agir. En réalité, il retrouvait progressivement sa confiance. Il lui sembla ainsi plus aisé de s’approcher d’elle. Jamais elle ne l’avait quitté du regard, et cela lui sembla d’autant plus facile, comme tout simplement naturel. En somme, cela l’était, mais Wesley peinait encore à y croire. Il déglutit doucement, glissant sa main sur celle d’Aeryn, refermant ses doigts sur les siens afin de la contraindre avec délicatesse à se relever. Il garda alors sa main dans la sienne, usant de l’autre pour venir effleurer ses lèvres. Il lui sourit doucement, calmement, avec cette certitude dans le regard, bien qu’il ne fût pourtant sûr de rien. Après un court instant, un léger soupir échappa à ses lèvres, soupir qui courut sur les lèvres d’Aeryn. Il profita encore de quelques secondes d’une tension aussi douce que tendre. Il eut la volonté de reculer, mais il céda. Aucune résistance ne lui paraissait nécessaire ou seulement recommandable. A quoi bon ? Il joignit ses lèvres à celle de la jeune femme, jeune femme qu’il aimait, qu’importe qui elle fût. Il lui sembla que le baiser ne dura que quelques secondes, infiniment trop courtes à son goût, tant est si bien que quand il la quitta, il revint l’embrasser avec tendresse et amour. Enfin, Wesley sourit doucement, se reculant à peine.

    « Je t’aime. »

    Alors qu’il appuyait un peu plus son sourire, Wesley déposa son index sur les lèvres d’Aeryn, faisant lentement « non » de la tête. Il libéra sa main pour venir caresser sa joue, descendant lentement le long de son cou. Il frissonna légèrement rien qu’à l’idée de ce contact aérien dont il avait tant rêvé. La fraîcheur de sa peau lui était d’un contact agréable et vivifiant. Il avait craint longtemps de tels rapports, mais les sensations qui le parcouraient étaient douces et exaltées par une envie qu’il avait trop longtemps refoulée.

    « Quand tu seras prête à me le dire, je serai prêt à t’entendre. »
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Aeryn M. Nighthawk
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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Jeu 2 Oct - 1:27

Le Temps était parfois une chose tout à fait relative. Une seconde pouvait vous paraître durer des heures, pour diverses raisons: un moment que vous aimeriez figer à jamais, une seconde vous manquant pour changer les choses, une seconde...si peu et tant à la fois. Et vice-versa, parfois vous souhaiteriez que le temps passe plus vite, pour oublier, pour ne plus avoir à subir une douleur, ou simplement le présent. Le Temps était une chose encore plus abstraite pour elle et les autres, passer des heures sans bouger, elle l'avait fait déjà des centaines de fois, des heures entières, sans même s'en fatiguer, mais là elle ne supportait plus ce stoïcisme apparent chez lui. Pas que celà l'énerve, ou qu'elle craignait qu'il faisait une attaque, mais plus parce que pour une fois l'attente était insupportable car elle apporterait à son terme, tellement de choses possibles, une bonne nouvelle ou...l'autre solution évidemment. S'en remettre comme ça à quelqu'un d'autre c'était relativement nouveau pour elle, car cette fois-ci, elle avait laissé tomber toutes ses défenses, finie ce masque d'apparente forteresse imprenable, de ce coeur de pierre qui en fait battait toujours, en un sens, dans sa poitrine.

Mais n'était-ce pas ça aimer? S'abandonner à l'autre, se livrer tel qu'on était, sans fards ni armure, rien qu'un être de chair et d'os, avec ses qualités et ses défauts, ses hauts et ses bas. Et même si elle avait aimer Darius, elle n'en était jamais arrivé à ce point. Il ignorait bien des parties de sa vie, même s'il en connaissait les parties qu'Aeryn acceptait de livrer car étant les moins difficiles à raconter sans devoir montrer un visage fragile en contradiction totale avec sa nature. Wesley lui savait, presque tout oui, sa mère, sa mort en lui donnant la vie, sa petite soeur, la nuit où elle était devenue vampire, et pour tout le reste. Même sa relation avec Caleb. Elle n'avait pas hésité un instant à lui confier ces évenements de son passé, bien sûr après qu'ils aient pu réellement parlé à coeur ouvert. Elle n'avait pas juger nécessaire de se protéger en dissimulant certaines choses ou en déformant d'autres pour arrondir les angles. N'était-ce pas là déjà un signe avant-coureur de ce qui devrait bien finir par arriver entre eux? Sûrement, mais il est parfois bien dur de voir ce qui est juste devant ses yeux.

Et ce qu'elle avait devant les yeux s'était une statue, semblable à elle il y a encore quelques minutes au paravant. Le silence régnait toujours dans la pièce, si ce n'est les bruit alentours, la circulation au dehors, les bruits de l'appartement au-dessus, mais ça elle n'en entendait rien, ce qu'elle entendait elle s'était son coeur battre. Et oui, l'ouïe surdéveloppée des vampires...pas toujours un gros plus quand on voulait ignorer une chose avant de pouvoir avec certitude s'assurer qu'elle ne vous ferait pas mal. Elle ne pouvait plus détacher son regard du sien. Ses yeux, qu'elle adorait voir briller de cette lueur de malice quand il plaisantait avec elle, de cette passion quand il parlait de son boulot, ou encore d'inquiétude, quand elle se confiait à lui. Il était devenu tellement de choses à ses yeux: son ami, avec qui elle appréciait d'aller se divertir pour profiter de la nuit, et elle savait que parfois celà lui demandait beaucoup, lui étant diurne, passer les nuits entières avec elle le fatiguait, mais il ne s'était jamais plaind, ce qu'elle se surprenait encore à voir. Son confident, il savait tout ou presque sur elle, ses problèmes, ses envies...enfin presque toute apparement aux vues de la situation. Son protecteur: contre elle-même et ce qu'elle était. Avec lui elle avait l'impression d'être une femme, juste une femme et pas un vampire, pas un être surnaturel capable de faire des choses stupéfiantes et une bête sanguinaire qui se nourrisait de ses semblables pour survivre. Elle lui devait tellement. Et puis même si lors de leur première rencontre elle s'était bien garder de le dire autrement qu'intérieurement, mais il était affreusement séduisant. Il avait cette douceur dans le visage qui l'apaisait par un simple regard. Cette barbe de quelques jours qui le rendait un peu plus rugueux en apparence, signe ostensible de virilité, et un contact bien spécial, là aussi ses capacités de vampire se révélaient être un plus, elle ressentait les choses de faon bien plus poussées, en bien ou en mal évidemment. Son visage, elle en connaissait déjà les moindres détails, les courbes, les creux, elle pourrait dessiner ce visage sans même devoir ouvrir les yeux. Quant au reste, elle ne pouvait encore que se l'imaginer à ce qu'elle pouvait deviner sous ses vêtements. Elle devinait une carure imposante, en muscles mais sans outrance, juste ce qu'il fallait. Il était grand, et de ce qu'elle avait pu une fois entrevoir, de dos, il n'avait rien à envier à une de ses stars à la mode qui faisaient se pamer devant elle toutes les ados en crise d'hystérie.

Mais elle revint à la réalité quand enfin il bougea. Elle le suivit du regard, sans bouger elle même autre chose que ses yeux qui suivaient le déplacement de l'homme dans la pièce. C'était le moment de vérité, et jamais au paravant elle n'avait à ce point regretter d'encore pouvoir ressentir la peur de cette façon, enfin surtout cette peur là, la peur en elle-même, elle avait toujours plus ou moins connu, à des niveaux différents. Elle le vit déglutir, il semblait incertain sur la suite des évenements, bon signe? Hum, visiblement oui, quand il lui prit ensuite la main elle su que oui, c'était bon signe. Elle sentait à nouveau sur sa peau d'albâtre la chaleur qui se dégageait de sa peau à lui. C'était un tel sentiment cette chaleur qui lui faisait défaut depuis tellement d'années. Elle se leva donc comme il lui avait intimer, et laissa sa main dans la sienne, baissant les yeux sur ses lèvres quand il déposa ses doigts sur ces dernières. Un long frisson parcourut son dos et elle sentit s'hérissé tous les poils de son corps à ce simple contact. Elle releva les yeux alors, laissant un sourire presque invisible prendre place sur son visage en le regardant, être si près d'elle. Il soupira alors, juste devant elle, elle avait sentit son souffle sur sa peau. C'était amusant de se dire qu'il l'avait hypnotisée, car elle ne sentait plus aucun muscle dans son corps réagir à quoi que ce soit. Et pusi enfin, enfin il s'approcha et vint l'embrasser. Ses yeux clos, sa main serrée dans la sienne, elle répondit avec un abandon total à ce baiser. bien trop court à son goût. Et quand il y mit fin, elle mit un certain temps à rouvrir les yeux. Et comme s'il avait lu en elle, il se rapprocha et l'embrassa à nouveau. Non elle ne rêvait pas et elle sourit, encore, avant de finalement sentir une vague de chaleur l'envahir, à la simple écoute de trois mots tous simple.

Elle voulait répondre, mais il l'en empêcha en posant son index sur sa bouche. Elle se tut donc et resta là, devant lui à se laisser envahir avec ravissement par tous ce qu'elle pouvait maintenant ressentir. Sa main le long de son coup... Il y avait des siècles qu'on ne l'avait plus touchée comme ça, avec autant de douceur. Il pouvait sentir sa peau froide sous ses doigts, mais visiblement il ne semblait pas se heurter à cette "tare" due à son état. Elle se contenta alors d'acquiesser, venant lover sa joue dans le creu de sa main, fermant les yeux, un fin sourire perçant sur son visage apaisé. Elle chercha à taton son autre main et elle entremela ses doigts entre les siens. Ce silence là pouvait durer, autant qu'il le faudrait. Mais ce fut un bruit extérieur qui mit fin à cet instant si particulier pour eux. Un homme visiblement saoul, chantait dehors à tue-tête. Elle sourit alors, avant de se redresser correctement et de reprendre la parole
.

"Si au moins il chantait pas faux..."

Elle rit puis regarda la table devant elle, les plats étaient toujours là, à peine entamer, et même si la nourriture humaine ne la rassasier pas, elle avait tout de même faim.

"Ca doit être froid maintenant. Et je l'admets, c'était ma faute, tu cuisines très bien."

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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Jeu 2 Oct - 9:50

    C’était un instant pour le moins hors du commun. Wesley avait vécu des heures d’émotions intenses et subversives, mais jamais il n’avait connu un tel condensé d’adrénaline, de peur, et enfin de soulagement. Ce soulagement se répandait doucement dans ses veines, mais ce n’était plus le poison de l’inquiétude désormais, mais celui d’une pleine satisfaction. Tout lui semblait soudainement à portée de la main, de sa volonté, quelle qu’elle soit. Evidemment, il existait un certain nombre de détails qui pouvaient tout changer, qui pouvaient mettre en danger tout cet étrange commencement de relation, mais rien ne semblait avoir d’importance hormis le regard sombre et pourtant tendre d’Aeryn. Un regard qu’il avait imaginé des dizaines de fois, mais qui n’était en rien comparable avec ce qu’il voyait désormais. C’était plus beau encore que le plus exceptionnel de ses songes. Il peinait à croire encore à cet instant qu’il l’avait embrassée, mais il gardait encore à l’esprit le goût curieux et agréable de ses lèvres. Pouvoir effleurer sa peau était le détail qui manquait à l’altération complète de sa perception de la réalité.

    Mais tout a chacun ne savait que trop bien que ce genre de moments n’était que trop court, car quand bien même l’on ne venait pas modifier soi-même les composantes de ces quelques minutes, il existait toujours un facteur extérieur, pour le moins perturbateur. Fermant les yeux dans une légère exaspération, il finit par sourire sous les propos d’Aeryn. Il la laissa même poursuivre, avant de jeter un regard au dîner. Ils n’avaient presque rien mangé au final, mais Wesley n’avait plus faim. Il reporta alors toute son attention sur elle, un sourire confiant sur le bord des lèvres.

    « Aucune importance. Je vais débarrasser. »

    Il lui adressa un sourire poli, s’écartant doucement non avoir pris préalablement soin d’effleurer ses lèvres des siennes. Il y passa légèrement sa langue pour mieux tourner les talons ensuite. Il s’affaira rapidement à récupérer les couverts et les plats, et ne s’attarda pas outre mesure sur cette tâche, laissant tout cela à la cuisine, sans ordre. Cela n’avait aucune importance, Wesley voulait seulement signifier que le dîner était désormais terminé, et qu’il aimait à se consacrer à totalement autre chose. Mais, puisque l’ivrogne du quartier était venu briser l’instant qu’il avait tant voulu partager avec Aeryn, Wesley revint vers elle avec une idée totalement différente en tête. Il s’approcha en demeurant cependant à une distance raisonnable.

    « Je sais que tu vas devoir … sortir cette nuit, déclara-t-il doucement. Mais resteras-tu avec moi d’ici-là ? »

    D’un ton parfaitement calme et détendu, Wesley évitait les mots qu’il trouvait trop délicats à entendre. C’était vrai, il l’aimait telle qu’elle était, et il n’avait jamais nié sa condition. Mais ce n’était pas pour autant plus facile à accepter, et autant que possible il tentait de ne pas nommer les choses et autres, ou alors il en évitait simplement la question. Mais c’était plus délicat. Wesley n’était pas en train d’envisager un avenir, il n’avait pour lui que des espoirs prompts en l’instant, et c’était amplement suffisant. Il ne se projetait dans rien si ce n’était dans les quelques heures à venir, heures qu’il ne voulait passer qu’avec elle, qu’importe la nuit, qu’importe les vampires ou les humains, qu’importe même les ivrognes. Il avait simplement en lui ce désir de parler avec elle de choses futiles, au calme, dans un univers différent et pourtant si semblable à celui qu’ils avaient partagé. Il n’était pas prêt à tous les aveux, mais cela ne les empêchait pas de converser d’un certain nombre de choses qui lui tenaient à cœur, et peut être réciproquement. Il avait aussi et surtout cette envie de contacts, contacts qu’il s’était interdit, mais qui lui semblaient être désormais tous les possibles.

    Il se rapprocha lentement d’elle. Là encore, il effleura ses lèvres sans s’avancer. Il lui sourit tendrement, et sa main retrouva instinctivement le chemin de sa joue, qu’il caressa à peine. Ce contact était froid, et même glacé, mais cela n’était qu’une dose supplémentaire de satisfaction. Il était là, lui, à répandre doucement la chaleur sur sa peau, quand elle répandait la chaleur en son cœur. Et c’était tout ce qui lui importait. Wesley n’avait d’yeux que pour elle, et il n’avait de cesse de la trouver belle, sublime même. C’était une conclusion qui n’échappait plus à son regard sans qu’il n’en éprouve une quelque honte, angoisse ou culpabilité. Elle était belle, oui, et il pouvait même le lui dire sans craindre quoi que ce fût. Ainsi, il sourit davantage.

    « Je ne te l’ai jamais dit, hésita-t-il dans un murmure. Mais tu es ravissante. »

    Il sembla jauger un instant ses mots, avant qu’il ne vienne l’embrasser du bout des lèvres. Ce fût un baiser presque imperceptible, mais il aimait distendre insolemment le temps. C’était des secondes d’attente qu’il ne regretterait pas, car elles étaient les secondes qui amplifieraient inévitablement tout ce qu’il éprouvait déjà et ce qu’il éprouverait encore. Il laissa sa main redescendant le long de sa joue jusqu’à trouver son épaule, là, son autre main se glissa sur la taille d’Aeryn qu’il serra doucement contre lui, il joignit ses lèvres aux siennes et l’embrassa de nouveau, plus tendrement encore que jamais auparavant. Il laissa le baiser durer de longues secondes, secondes d’anéantissement de l’attente, de l’incertitude et du désir fictif, secondes qu’il prolongea durant une éternité qui avait pourtant un goût de trop court déjà.
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MessageSujet: Re: I Believed To See An Angel {Aeryn   Jeu 2 Oct - 14:36

En effet, plus rien n'avait réellement de grande importanec pour elle à présence. Oh bien sûr ce n'était due qu'à ce moment, elle ne voulait pas avoir à réfléchir, à se poser tous un tas de questions diffisicles auxquelles il faudrait cependant bien un jour trouver une solution. Mais pour le moment tout ce qu'elle voulait se trouvait là devant elle,en chair et en os, et avec ce sourire si familier qui prenait un éclairage neuf. Depuis longtemps elle avait observé les moindres contours de son visage, et pensait en avoir vu toutes les expressionns possibles jusqu'à présent en tout cas, mais ce sourire là était différent de tous les autres, il n'était que pour elle. Et qu'est-ce qui au fil des années passées avait vraiment était pour elle tout simplement? Pas grand chose, si ce n'est la solitude, mais ces jours là resteraient dans le passé maintenant. Chacun avait à présent devant lui une nouvelle vie, pas forcément très différente de celle qu'ils avaient en ce moment, mais certains aspects s'en trouvaient à jamais modifiés maintenant.

Quand il regarda en direction de la table, Aeryn elle regarda un instant au dehors, pour voir ce "charmant" personnage qui était venu troublé ce moment par son ébriété ostensible à présent. Comme quoi il fallait souvent bien peu pour venir rompre la magie d'un moment... Enfin. Il s'empressa de sourire à sa réflexion puis tout deux ils regardèrent la table. Les plats étaient encore quasi entiers, il faut dire que l'appétit était devenu bien secondaire après tout ce qui avait pu se dire ici. Et de toute manière, elle non plus n'avait plus très faim. Elle le laissa donc débarasser, souriant après son baiser et elle laissa échapé un petit rire en le voyant se passer la langue sur ses lèvres. C'était si bon de pouvoir à nouveau apprécier ces petits gestes innoncents et de s'en sentir en un sens flattée. En effet, le dîner était fini, enfin la partie consacrée à se nourir à proprement dit. Et le sujet fut mis sur la table juste un peu après. Celà ne la gênait pas, elle savait que même s'il l'aimait il ne pourrait jamais totalement accepté le fait que pour vivre elle devait tuer un humain, comme lui... Mais s'étant nourrie la veille, elle pourrait attendre. Elle posa sa main sur sa joue en souriant
.

"Je peux rester ici...toute la nuit même"

Nourrie récemment elle pouvait se passer près de 5 jours d'une nouvelle victime avant de ressentir un quelconque effet sur son état de santé, évidemment si on évitait blessures et combats entre temps. Elle pouvait donc lui offrir le reste de sa soirée, toute entière, des heures à passer ensemble, à discuter de tous ça ou à faire autre chose. A vrai dire son esprit étrangement se laissait happer par la pensée de ce qui pourrait arrivé à présent en ce qui concernait le reste de cette soirée si spéciale à présent. Pouvait laisser ses sens céder aussi facilement? Visiblement oui, le simple effleurage de sa joue par sa main lui en donna la réponse instantanement. Se laissant donc envahir par cette chaleur, se répandant aussi vite dans son corps que lorsqu'elle se nourrisait et pouvait ressentir la vie de celui à qui elle la prenait entrer en elle. C'était fort, chaque cellule de son corps se trouvaient réveillées par un sens nouveau, une nouvelle sensation presque oubliée à présent. Lui aussi devait avoir un étrange sentiment en touchant sa peau froide et pâle. Et oui la vie éternelle n'avait pas que des avantages au final, mais bon, il lui rendait cette chaleur et elle pourrait apaiser le feu...l'union parfaite en somme, le ying rejoignant le yang... Deux parties d'un même ensemble équilibrant les forces.
Il dit alors une chose qu'elle voyait, sans qu'il le dise à sa façon de la regarder, mais mettre des mots sur ce regard était aussi une délicate attention. Elle sourit et baissa la tête une seconde, gênée. Car même si ce n'était pas la première fois et sans doute pas la dernière qu'on le lui dirait, pour une fois elle pouvait réellement y croire, il lui suffisait de le voir lui pour ça
.

"Tu vas finir par me faire rougir et le rouge n'est pas ma couleur"

Petit trait d'humour, même si en fait toutes les couleurs lui allaient, mais la considération de discuter de mode maintenant lui semblait bien futile. Et puis quand bien même elle aurait voulu ajouter quelque chose, ses lèvres furent bientôt "obstruées" par les siennes, un baiser aussi léger qu'une plume, tant elle sentait à peine ses lèvres se poser contre elle. Ainsi donc il aimait la faire se languir... Hum, heureusement pour elle, elle avait acquis une patience à toute limite mais cette acquisition semblait fondre au soleil (sans mauvais jeu de mots) à mesure qu'il s'éloignait et mettait de la distance entre un baiser et le second. Mais comme s'il avait lu en elle cette remarque anodine, sa main quittait alors sa joue pour venir se loger sur son épaule, l'autre main la serrant cotre lui. Elle pouvait sentir ses muscles au travers de sa chemise, tandis qu'elle fermait les yeux, cédant à cette douce frénésie d'un nouveau baiser, d'une douceur encore jamais expérimentée pour elle. Sa main vint alors se poser sur son cou, l'attirant elle aussi vers elle. Oui à cet instant précis le dîner était déjà bien loin derrière eux. Ils vivaient pour le moment dans une bulle, la leur, que rien (ou presque) ne pourrait venir déranger, et même l'ivrogne au dehors semblait s'être calmé pour les laisser profiter de ce moment là.

Elle oubliait tout, même son cadeau qu'elle avait laissé dans son manteau, mais à côté de ça celà aurait semblait bien risible de romper une telle symbiose pour une BD, aussi précieuse soit-elle tant dans el sens monnetaire du terme qu'en valeur sentimentale pour lui. Pour l'instant ce qui la préoccupait s'était la suite des évenements. Suivre son instinct ou simplement lui laisser à lui le contrôle? Hum, ce n'était pas réellement dans sa nature de laisser ainsi quelqu'un prendre les commandes de sa vie, mais pour lui elle s'y ferait et celà lui semblait la chose à faire, pour ne rien gâcher. Sa main quitta cependant son cou pour passer doucement sur son torse. Elle sourit alors, sans pour autant rompre leur baiser, mais elle avait sentit en lui toute la vigueur et la force qu'il renfermait, et cette simple pensée ne lui rendait l'attente qu'encore plus insuportable. Après un laps de temps restant indéterminé pour elle, elle recula et resta conte lui, passant ses bras autour de son cou, penchant légèrement la tête sur le côté. A son tour de le faire languir.


"Hum, à moins bien sûr que je décides de jouer avec tes nerfs"

Lanca-t-elle dans un sourire malicieux. Oh, elle aurait très bien pu le faire, elle était devenue experte dans ce domaine là, à n'en pas douter, et il s'en doutait aussi car il avait déjà eut récit, vague certes, mais suffisament ettayé pour qu'il sache sa belle capable de tout. Mais l'heure n'était plus à l'attente, juste au calibrage du temps restant avant que chacun ne décide d'abolir une bonne fois qu'ils avaient suffisamment attendus et qu'ils avaient le droit de goûter à ce dont il s'étaient si longtemps priver.

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